Cropped Les E Coutes Humaines Re Alise Es Par Trois Ge Ants Du Nume Rique Vont E Tre Suspendues

Ecoutes humaines : trois géants numériques vont stopper leurs analyses

4992

Ecoutes humaines : un arrêt jugé nécessaire

Dernièrement, les écoutes humaines que font Amazon, Apple et Google ont suscité de nombreux remous médiatiques. Ces polémiques sont préjudiciables pour ces trois marques. Afin de calmer les critiques, les trois géants numériques ont décidé ensemble de stopper leurs analyses humaines.

Une interruption des analyses

Durant trois mois, les propriétaires d’enceintes connectées vont pouvoir être sûrs que des écoutes humaines de leurs échanges n’auront plus lieu à leur insu. Ainsi, les échantillonnages de bribes de conversations qu’Apple, Google et Amazon effectuaient vont s’arrêter. Chez Amazon, les clients pourront choisir eux-mêmes ce qu’ils souhaitent. De fait, ces trois sociétés ont annoncé qu’elles suspendaient leurs tests. Cependant, cette décision va momentanément stopper leurs efforts dans l’amélioration de leurs appareils. Par conséquent, leur fonction de reconnaissance vocale automatique restera en l’état. Cela laissera le temps à Amazon, Apple et Google d’expliquer les motifs de leurs écoutes. En effet, elles n’avaient pour seul but que de fournir un service de meilleure qualité.

Un protocole précis

Récemment, des révélations ont filtré dans la presse au sujet des écoutes humaines, destinées à améliorer la reconnaissance vocale intelligente. Ainsi, de l’aveu même des marques concernées, de nombreuses commandes orales de particuliers ont servi dans ce sens. Toutefois, Google a bien précisé trois points importants. A savoir que ses écoutes humaines n’ont concerné que 0,2 % des échantillonnages. De plus, aucune analyse de  conversation complète n’a eu lieu. Enfin, les passages analysés étaient tous anonymes. Ce, afin de ne pouvoir servir à aucune identification.

Des révélations embarrassantes

Pendant trois mois, les écoutes humaines réalisées sur des assistants vocaux seront stoppées.

Les écoutes humaines d’extraits de conversations échangées avec des assistants vocaux vont être stoppées.

Malgré ces précautions, des employés travaillant dans ce secteur ont signalé qu’ils enregistraient parfois des données sensibles. Voire très gênantes. Par exemple, des contenus dévoilant des informations sexuelles, médicales ou criminelles. Notamment, des trafics de drogue. De plus, ils entendaient parfois des noms et des adresses, prononcés clairement. Donc, plus de protection de l’anonymat. A cause de ces constats, les trois marques ont dû réagir.

Un arrêt et un choix

En raison des différentes polémiques qui ont surgi dans la presse, Google a décidé de suspendre ses écoutes humaines pendant trois mois. Ce, dans tous les pays de l’Union européenne. Ainsi, chez Google, plus aucun employé n’analysera d’échantillons captés via Google Assistant. Apple a pris la même décision, mais pour le monde entier. Enfin, Amazon va laisser le choix à ses clients. En effet, il leur sera possible, en cochant une option, de permettre ou pas l’écoute de leurs échantillons. Ce coup d’arrêt devrait calmer les craintes d’espionnage invérifiable, émanant de certains usagers. Cependant, l’interruption des écoutes humaines va aussi freiner l’amélioration des assistants personnels intelligents. Techniquement parlant, pendant un moment, les perfectionnements de la reconnaissance automatique de la parole vont stagner. En revanche, les trois géants du numérique pourront reconstituer leur capital confiance, récemment affaibli.

Le Bulletin des Communes suggère aussi de lire l’article de Fr Finance :



Né à Paris le 12 Décembre 1981, Pierre Baron est un journaliste français. En 1999, à tout juste 19 ans, il débute une carrière de journaliste à News-York sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2005 à 2010. On le voit ensuite sur iTélé, entre 2011 et 2017 date à laquelle il intègre la rédaction du Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique NTIC.