Les distances d'épandages de pesticides pourraient à nouveau être modifiées

Distances d’épandages : un nouveau bras de fer en perspective

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Distances d’épandages : des réductions à valider

 

Dernièrement, neuf Organisations Non Gouvernementales ont déposé deux recours. Ils concernaient les distances d’épandages des pesticides, près des habitations. L’un devant le Conseil d’Etat, l’autre en référé, contre une instruction technique. Le but de ces ONG est d’empêcher de nouvelles dérogations.

 

Une réévaluation demandée

La guerre engendrée par la question sensible des pesticides est loin d’être terminée. Pour preuve, récemment, neuf ONG ont décidé d’empêcher le Gouvernement de réduire à nouveau les distances d’épandages de ces produits. De fait, ces organisations estiment que des réductions supplémentaires aggraveraient leur dangerosité. Alors que ces ONG jugent déjà les précautions actuelles insuffisantes. Dans ce futur conflit, on retrouve des noms connus.  A savoir : Générations Futures, UFC-Que Choisir, France Nature Environnement et Eau et Rivières de Bretagne. Ainsi que la LPO, l’Union Syndicale Solidaires, l’AMLP, et le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest.

Toutes ces organisations refusent que la crise sanitaire en cours serve à esquiver une consultation publique. Car elles redoutent des risques potentiels, dus aux vaporisations de produits pesticides. De fait, ces ONG affirment que permettre ces épandages à proximité des lieux d’habitation est irresponsable. D’autant plus que les règles admises en décembre dernier pourraient être trop laxistes.

Une concertation publique supprimée

Depuis peu, les distances d'épandages de pesticides sont à nouveau l'objet d'un débat environnemental.

Depuis peu, les distances d’épandages de pesticides sont à nouveau l’objet d’un débat environnemental.

Pour mieux comprendre la situation, il faut rappeler que fin mars, pendant le confinement, le ministère de l’Agriculture a permis une forte réduction des distances d’épandages des pesticides. Alors que la concertation publique prévue n’avait pas eu lieu. En raison des circonstances exceptionnelles. Ainsi, des dérogations aux distances imposées en décembre dernier ont été permises. Avec néanmoins, l’engagement du ministère de l’Agriculture pour nouvelle concertation « […] dès que le contexte Covid-19 le permettra ».

Des risques supplémentaires face au Covid-19 ?

Fin avril, l’UFC-Que Choisir a repris sa lutte au sujet des distances d’épandages de pesticides. En effet, pour l’association de consommateurs, la pulvérisation de ces produits est potentiellement toxique. Donc, si elle est trop proche des maisons, elle comporte de réels dangers. Surtout pendant que des habitants y séjournent. En raison du confinement. Selon les ONG mobilisées, cette situation d’exposition chronique à des pesticides aggraverait « […] les conséquences d’une infection par le Covid-19 ». De fait, selon le réseau de surveillance ATMO-France, des risques supplémentaires de pollution de l’air sont possibles. Par conséquent, il faudrait revenir sur la distance de cinq mètres ramenée à trois pour les cultures dites basses (légumes et céréales). Et aussi sur celle de dix mètres pour les cultures hautes (arbres fruitiers, vignes).