Déplacements des Français : un impact environnemental améliorable. Alors que les émissions de CO2 dues aux transports augmentent en France, le think tank la Fabrique Ecologique, via son Forum Vies Mobiles, vient de publier les résultats d’une grande enquête. Elle porte sur les déplacements des Français. Elle révèle que pour limiter nos émissions de carbone, nous devons repenser en profondeur nos habitudes quotidiennes.
Un sondage révélateur
Cette étude sur les déplacements des Français vient d’être réalisée par le think tank La Fabrique Ecologique. Celle-ci était soutenue par la SNCF. Cette analyse a révélé qu’en une semaine, chaque Français parcourait en moyenne 400 kilomètres. Ces résultats s’appuient sur des réponses recueillies en 2021, auprès d’environ 13.200 personnes. Celles-ci étaient disséminées sur l’ensemble du territoire. Leurs réponses démontrent que pour limiter l’impact environnemental des déplacements des Français, des changements d’habitudes restent à mettre en place. Par exemple. un usage plus fréquent du vélo. De fait, le verdict de cette enquête est sans appel « Plus d’un actif sur cinq continue d’utiliser sa voiture pour des trajets qu’il pourrait réaliser à vélo. » En parallèle, il faut rappeler qu’aujourd’hui, le secteur du transport est responsable de 29 % des émissions de gaz à effet de serre.
Toujours plus de mobilité
Cette enquête a également fait apparaître que les déplacements des Français leurs prenaient de plus en plus de temps. En moyenne, dix heures par semaine. Soit l’équivalent d’une journée et demie de travail. Or, cette activité est responsable d’une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre. Depuis 1990, elle serait en hausse de 11 %. Un autre constat s’impose, à travers cette enquête du Forum Vies Mobiles. C’est une grande différences de durée dans les déplacements des Français.
En effet, quand 10 % d’entre eux n’y consacrent que 10 minutes par jour, 10 % peuvent rester au quotidien jusqu’à cinq heures dans les transports. Cette disparité s’explique en grande partie par des différences de classe sociale et économique. De fait, les classes populaires se déplacent moins vite. Par conséquent, leur mobilité est plus lente que celle des Français plus privilégiés.
L’incidence de la taille des villes
Autre paramètre à considérer, les habitants des villes moyennes (10.000 à 50.000) sont favorisés, par rapport à ceux des grandes métropoles. De fait, les Parisiens, les Bordelais ou les Lyonnais perdent plus de temps lorsqu’ils se déplacent. Ainsi, les déplacements des Français comportent des variantes importantes, en fonction des endroits où ils vivent. Et contrairement aux idées reçues, la densité urbaine n’entraîne pas une réduction de la durée des transports.
L’idée trompeuse liée au télétravail
Bien qu’en apparence prometteuse, la solution du télétravail n’entraînerait pas une réduction significative des émissions de CO2. C’est ce qu’a aussi démontré cette enquête. En effet, l’option du travail à domicile ne limiterait pas les émissions de gaz à effet de serre. Car elle générerait d’autres déplacements des Français. Réalisés en plus du temps de travail, après les tâches effectuées, ces déplacements annuleraient ensuite le bénéfice acquis dans un premier temps. Cela s’appelle un effet pervers.