Déclin animal : en France, la baisse de certaines espèces s’accélère

Déclin animal : en France, la baisse de certaines espèces s’accélère

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Selon la dernière Liste rouge mondiale, publiée en 2020 par l’Union Internationale de Conservation de la Nature, le déclin animal en France classe notre territoire à la dixième place des pays les plus menacés. Cela, en métropole et en Outre-mer. En effet, sur les 128.918 espèces en danger, animales et végétales, 1.683 vivent dans l’Hexagone.

Un déclin animal incontestable

Actuellement, un déclin animal s'observe en France, surtout chez les oiseaux nicheurs.

Actuellement, un déclin animal s’observe en France, surtout chez les oiseaux nicheurs.

Concernant les causes principales de ce déclin animal, une large part s’explique par la place économique occupée par la France. Aujourd’hui, la sixième du monde. En 2021, les experts de la biodiversité ont étudié 13.842 espèces dans l’Hexagone, animales et végétales. Ainsi, le Comité français de l’UICN et l’Unité mixte PatriNat, reliée à l’Office Français de la Biodiversité et au Muséum National d’Histoire Naturelle, ont établi une Liste rouge nationale. Cela, après treize ans de travail. A ce jour, cette liste peut servir de baromètre fiable.

De façon alarmante, elle révèle que 17,6 % des espèces animales et végétales étudiées sont maintenant menacées d’extinction. Parmi lesquelles, 187 ont déjà disparu. Parmi les espèces animales les plus menacées, on trouve en tête les oiseaux nicheurs. En effet, ils représentent 32 % des groupes les plus à risques. Devant les crustacés d’eau douce, qui atteignent les 28 %, et les reptiles, pour 24 %. Suivis par les amphibiens, pour 23 % d’entre eux. Enfin, les poissons d’eau douce sont touchés à 19 % et les mammifères à 14 %.

Les prédateurs en première ligne

Dans l’ensemble, ce sont généralement les espèces animales qui se classent au plus haut de la chaîne alimentaire qui sont les plus en danger. Principalement, en raison de leurs effectifs plus restreints. Et aussi de leurs grands besoins d’espace, pour pouvoir se nourrir correctement. Or, leur raréfaction commence à poser problème, car les prédateurs sont essentiels pour préserver l’équilibre des écosystèmes.

Un taux alarmant d’extinction

Ainsi, la France fait malheureusement partie des premiers pays clairement atteints par une chute de leur biodiversité. La sixième de notre histoire, pour de nombreux chercheurs. Désormais, notre territoire est maintenant classé parmi ceux qui subissent le plus un déclin animal. En effet, cette forte crise de notre biodiversité nous confronte à un taux alarmant d’extinction de certaines espèces. De plus, dans une durée qui n’a jamais été aussi courte. Or, cette disparition est intégralement due aux activités humaines. Alors que l’homme ne constitue que 0,01 % de la biomasse terrestre. Un ratio si faible qu’il devrait nous faire réfléchir. Une réflexion rapide, si nous voulons inverser la courbe très inquiétante déjà amorcée.