DERNIERES INFORMATIONS
Search
Bientôt, la Cour administrative d'appel de Nancy tranchera la question de l'enfouissement définitif des déchets de Stocamine.

Déchets de Stocamine : la question de l’enfouissement bientôt tranchée ?

25244

Demain, la Cour administrative d’appel de Nancy décidera si elle annule ou pas l’arrêté préfectoral qui a autorisé l’enfouissement définitif des déchets de Stocamine.

Une décision lourde

deux agents intervenant dans le traitement des déchets de Stocamine

Bientôt, la Cour administrative d’appel de Nancy tranchera la question de l’enfouissement définitif des déchets de Stocamine.

Lundi dernier, le rapporteur public Stéphane Barteaux a demandé à la Cour administrative d’appel de Nancy d’annuler l’autorisation d’enfouissement de 42.000 tonnes de déchets de Stocamine. Ce confinement définitif étant prévu dans une ancienne mine de potasse à Wittelsheim, dans le Haut-Rhin. Pour justifier sa demande, le rapporteur a évoqué une étude d’impact incomplète. Par ailleurs, il a aussi réclamé une « […] justification des capacités financières » de l’exploitant. Dès demain, la juridiction saisie en référé-suspension par la Collectivité Européenne d’Alsace devra se prononcer. Un choix évidemment suivi de près par les élus locaux et les associations écologistes opposés à cet enfouissement. Celui-ci devant s’effectuer avec des bouchons de béton de plusieurs mètres d’épaisseur, pour condamner les galeries où le stockage des déchets toxiques aurait lieu.

Un fort enjeu écologique

Le problème que pose ce stockage est qu’il doit se faire sous la nappe phréatique d’Alsace. Ce qui pourrait entraîner ensuite, à long terme, des risques de pollution progressive. Or, selon les opposants à ce projet d’enfouissement de déchets dangereux, le grand public n’a pas été informé de ces risques.

Déchets de Stocamine : un retraitement possible

Pour Stéphane Giraud, Directeur d’Alsace Nature, il serait désormais possible de retraiter une partie des déchets de Stocamine qui contiennent de l’amiante. En effet, selon lui, ces déchets n’auraient plus « […] le même statut aujourd’hui ». Or, précédemment, la région Grand Est n’avait pas pu faire accéder des experts sur ce site. Cela, afin d’étudier d’éventuelles solutions de traitements de ces déchets. Voire de leur extraction. En effet, à l’époque, cette demande avait été refusée par la commission de suivi de site. Par conséquent, si le jugement de demain aboutissait à l’annulation des travaux d’enfouissement prévus, Jean Rottner, Président de la région, ferait certainement une nouvelle demande. Principalement pour vérifier si le retraitement de certains déchets est envisageable.