La culture du sorgho a l'avantage d'être une céréale plus résistante à la sécheresse

Culture du sorgho : une céréale plus résistante à la sécheresse

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Culture du sorgho : une expérience agricole en Meurthe-et-Moselle

 

Depuis plus d’un an, la Chambre d’Agriculture de Meurthe-et-Moselle étudie les résultats dans sa région de la culture du sorgho. En effet, cette céréale d’origine africaine semble mieux résister à la sécheresse que le maïs. A terme, elle pourrait fournir une nourriture plus stable et moins chère pour le bétail.

 

Une phase active de test

Depuis plus d'un an, la culture du sorgho est attentivement étudiée en Meurthe-et-Moselle

Depuis plus d’un an, la culture du sorgho est attentivement étudiée en Meurthe-et-Moselle

Depuis quelques mois, plusieurs parcelles de champs servent de tests en Meurthe-et-Moselle. En fait, le but de ces essais est d’analyser le comportement du sorgho. Notamment, face au manque d’eau. Car cette céréale semble mieux s’adapter aux agressions de la sécheresse que d’autres. D’abord, parce qu’elle sait s’adapter aux périodes de pénurie. Entre autres, en stoppant d’elle-même sa croissance. Evidemment, ses capacités intéressent beaucoup les agriculteurs. De fait, cette profession affronte aujourd’hui des périodes de sécheresse persistante. De plus en plus éprouvantes. Ce qui réduit considérablement les productions habituelles. Par conséquent, cela pénalise très durement les revenus agricoles. Certains producteurs de maïs destinent leurs récoltes à faire du fourrage. Après une opération de broyage. Or, la culture du sorgho pourrait ouvrir de nouvelles opportunités. Cela, afin de mieux résister aux futures sécheresses dont parlent les météorologues.

Une alternative prometteuse

A l’avenir, si elle tient ses promesses, la culture du sorgho pourrait représenter un tournant décisif. Notamment, pour certains agriculteurs de Meurthe-et-Moselle. De fait, cette alternative pourrait même les encourager à changer d’activité. Car bientôt, l’exploitation de cette céréale africaine pourrait se faire à grande échelle. En raison de sa meilleure résistance à la chaleur. Ainsi, une parcelle cultivée à Gye, près de Nancy, sert à évaluer cette possibilité. Orientée sur la production de fourrage. A partir de quatre types de sorgho différents. Chacun étant coupé à différents moments de l’année. Ensuite, des agronomes analysent ces divers échantillons. Afin d’évaluer avec précision la valeur fourragère de cette céréale. Ainsi, en comparant ces données sur plusieurs périodes, les experts connaissent exactement la qualité alimentaire de la culture du sorgho. Par la suite, ces tests pourraient entraîner une future exploitation. Qui remplacerait celle du maïs ou du trèfle.