La culture de la betterave va bénficier d'une sérogation sur les pesticides

Culture de la betterave : une volte-face de l’exécutif ?

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Culture de la betterave : une exception accordée pour les pesticides

 

Dernièrement, le Gouvernement a décidé de faire une exception en matière de pesticides. Cela, pour soutenir la culture de la betterave. Donc, accorder à ce secteur le droit d’utiliser des néonicotinoïdes. Alors qu’ils sont interdits depuis 2018.

 

Un recul manifestement dangereux pour les abeilles

La culture de la betterave va bénéficier d'une dérogation pour les pesticides

La culture de la betterave va profiter d’une tolérance, accordée pour les pesticides. Mais ceux-ci font mourir les abeilles.

Dès cette automne, suite à cette dérogation gouvernementale, ces pesticides jugés dangereux seront exceptionnellement autorisés. Mais uniquement pour sauver la culture de la betterave. Cela, jusqu’en 2023. Ainsi, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’a annoncé. Par conséquent,  cette modification législative va permettre un usage limité. Alors que depuis 2018, la loi sur la biodiversité l’interdit. Cet aménagement, vu par certains comme un recul, a été annoncé après une réunion avec les représentants de cette filière. Par conséquent, cette décision s’appliquera aussi durant l’année 2021. Cette permission au bénéfice de la culture de la betterave s’appuiera sur un règlement européen. En effet, celui-ci autorise les Etats membres à appliquer des exceptions. Cela, au moment des semis, pendant 120 jours.  Pour « […] les semences enrobées, dans des conditions strictement encadrées. » Cette dérogation inquiète déjà beaucoup les apiculteurs. Car ils savent que ces pesticides font mourir les abeilles.

Une mesure de sauvegarde

Pour le ministère de l’Agriculture, soutenir les betteraviers face au virus de la jaunisse est une absolue nécessité. Car sans les néonicotinoïdes, des pertes sévères menacent la culture de la betterave. Celle-ci pourrait baisser de 30 à 50 %. Ce qui pourrait entraîner un abandon de certains exploitants. Or, cette filière, première en Europe, représente aujourd’hui 46.000 emplois. Dont 25.000 agriculteurs. Ces derniers fournissant actuellement 21 sucreries sur le territoire.

Une pulvérisation interdite

A ce jour, d’après l’exécutif, il n’existerait aucune alternative aux néonicotinoïdes. En attendant, pour rassurer les protecteurs des abeilles, le ministère de l’Agriculture a encadré l’usage de ces pesticides. Ainsi, leur pulvérisation  « […] demeurera interdite, afin de limiter les risques de dispersion. » Une bien maigre consolation pour les producteurs de miel. Ceux-ci restent très inquiets. Par ailleurs, cette dérogation concernant des produits toxiques a vivement fait réagir certaines ONG. Ainsi, Générations Futures a déclaré « être scandalisée par cette décision ministérielle ». D’autant plus que selon François Veillerette, son Directeur, d’autres produits moins nocifs existeraient. Capables d’éliminer le puceron de la betterave.