La deuxième phase concernant l'exonération de la taxe d'habitation va profiter à 80 % des ménages

Deuxième phase : fin de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages

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Deuxième phase : un calendrier d’exonération maintenu

 

Cette année, grâce à la deuxième phase lancée par Bercy, 80 % des ménages ne paieront plus de taxe d’habitation sur leur résidence principale. En revanche, 20 % des Français les plus aisés devront attendre l’année prochaine. Ensuite, l’allègement fiscal prévu sera réparti sur trois ans.

 

Une promesse électorale tenue

La deuxième phase du calendrier d’exonération de la taxe d'habitation a commencé.

La deuxième phase du calendrier d’exonération de la taxe d’habitation a commencé.

Emmanuel Macron l’avait promis lors de sa campagne. Dans son programme, le chef de l’Etat avait annoncé que bientôt quatre Français sur cinq cesseraient de payer une taxe d’habitation sur leur résidence principale. Car, comme il l’avait expliqué, si cette taxe pesait beaucoup sur les ménages modestes et les classes moyennes, elle ne représentait qu’une « […] part très faible du revenu des ménages aisés ». De fait, trois ans plus tard, cette promesse devient réalité. Ainsi, grâce à la deuxième phase de cette mesure, 80 % des ménages français vont en moyenne économiser 600 euros par an. Mieux, cette exonération fiscale profitera bientôt également aux ménages aisés. Mais un peu plus tard.

Un manque à gagner important

Au total, cette largesse de Bercy, étendue aux foyers aisés, représentera pour les finances de l’Etat un manque à gagner de 17,4 milliards d’euros. Qui se chiffrera à un total de 45 millions d’euros après quatre ans. Cela, malgré l’énorme dette nationale, engendrée par la crise sanitaire, toujours en cours. En effet, après diverses hésitations, le nouveau Premier ministre Jean Castex a finalement décidé de respecter la deuxième phase prévue du calendrier déjà défini. Avant les bouleversements liés à la Covid-19. Ainsi, malgré cette crise, les Français bénéficieront d’un allègement de 30 % en 2021. Puis de 65 % en 2022 et de 100 % en 2023. Ce qui, d’après les calculs du ministère de l’Economie constituera une baisse fiscale d’un peu moins de 2,5 milliards d’euros par an. Ensuite, en 2023, l’ancienne taxe d’habitation ne concernera plus que les résidences secondaires. Et les locaux meublés ne servant pas comme résidence principale. Ainsi, elle deviendra la taxe dite THRS.