La Convention citoyenne a montré une envie de produire moins pour moins polluer.

Convention citoyenne : produire moins pour moins polluer

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Convention citoyenne : mieux préserver l’environnement

 

Après sept week-ends de travail intensif, la Convention citoyenne, composée de 150 membres, vient de remettre ses propositions. Parmi les objectifs écologiques recherchés, certains étaient clairement ambitieux. Notamment concernant nos futures réductions de gaz à effet de serre.

 

Des suggestions parfois proches de l’utopie

L’un des sujets phares de ces échanges a été, d’ici 2030, la réduction drastique de nos émissions de CO2. Ainsi, l’objectif recherché, en quarante ans d’efforts, depuis 1990, serait de parvenir à une baisse de quarante pour cent ! Assurément, pour réussir, un effort énorme sera nécessaire. Entre autres, pour passer des 445 millions de tonnes rejetées l’an dernier à bientôt 263 millions de tonnes ! De fait, malgré l’épais rapport de 286 pages de cette Convention citoyenne, prochainement soumis à un référendum, un objectif aussi radical semble très difficile à atteindre. Voire, emprunt d’une certaine utopie. Car, malheureusement, certaines des mesures envisagées paraissent irréalisables.

En tous cas, d’après beaucoup d’experts environnementaux. De plus, lors de cette Convention citoyenne, le sujet très sensible de la taxe carbone, déclencheur de la crise des Gilets jaunes, a carrément été esquivé ! En revanche, la suggestion d’imposer une limitation à 110 km/heure sur les autoroutes, pour limiter la pollution, pourrait surgir. Mais elle pourrait braquer à nouveau le monde rural.

Une proposition risquée

La Convention citoyenne a révélé une forte envie de produire moins, pour améliorer la qualité de notre environnement.

La Convention citoyenne a révélé une forte envie de produire moins, pour améliorer la qualité de notre environnement.

Bien que risquée, cette proposition de limiter la vitesse à 110 km/heure pourrait effectivement supprimer jusqu’à deux millions de tonnes de CO2 par an. De fait, c’est l’estimation livrée à ce sujet par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, l’ADEME. De plus, un nouveau critère de poids des véhicules pourrait s’y ajouter. En pratique, ce paramètre est effectivement signifiant. Car il impact directement le niveau de pollution causé par les véhicules concernés. Cependant, pour compléter ce nouveau critère, il faudra aussi former les routiers aux principes de l’écoconduite. Ainsi qu’adapter les taxes appliquées aux divers contrats d’assurance. En fonction des émissions de CO2 attendues. Par ailleurs, en 2025, les montants de ces assurances pourraient également se moduler, en fonction du niveau de pollution émis par les véhicules neufs. Bref, des aménagements complexes en perspective !

Des suggestions étudiées par l’exécutif

Parmi les suggestions révélées par cette Convention citoyenne, des progrès très pertinents ont émergé. Par exemple, un vaste Plan pour isoler au niveau thermique les bâtiments anciens. De fait, ce chantier pourrait assurément engendrer d’énormes économies d’énergie. Mais encore une fois, il sera très long à mettre en oeuvre. Par ailleurs, une forte réduction de l’usage des pesticides, pour produire une alimentation plus saine, a aussi été recommandée. Autant de suggestions que l’Élysée s’est engagé à étudier. Toutefois, en s’efforçant toujours de différencier les limites entre un monde meilleur et celles d’un monde rêvé.



Thierry Dulac

Né à Blois le 22 novembre 1972, Thierry Dulac est un journaliste français. À tout juste 21 ans, il débute une carrière de journaliste à Londres sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2006 à 2009. On le voit ensuite sur iTélé, ancêtre de CNews, entre 2009 et 2011 date à laquelle il intègre le Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique Environnement.