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Le compostage des boues d’épuration va être réglementé par un nouveau décret.

Compostage des boues d’épuration : parution d’un nouveau décret

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Ce 15 septembre, une nouvelle version du décret concernant le compostage des boues d’épuration est parue. Celle-ci oblige désormais à inclure à ces boues un taux minimum de déchets verts. Cela, dans le but de valoriser les biodéchets. Ainsi, ce texte apporte des modifications importantes à sa première mouture. Notamment le report de cette application au 1er janvier 2022, au lieu du 1er juillet 2021, Objectif : laisser le temps à cette filière de s’adapter.

Un texte fortement remanié

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Très attendu par les élus locaux, ce nouveau décret sur le compostage des boues d’épuration s’applique aussi aux digestats de boues. Ainsi, il se conforme aux dispositions de la loi dite AGEC, la loi Anti-Gaspillage pour l’Economie Circulaire. En pratique, ce texte remanié précise dans quelles conditions le compostage des boues d’épuration pourra s’effectuer. Notamment, lorsqu’on y intègre des structurants végétaux. Ce décret va donc créer une nouvelle section du code de l’Environnement. Par ailleurs, il faut rappeler que sa première version n’avait pas convaincu le Conseil National d’Evaluation des Normes. Ni l’association de collectivités Amorce. Par conséquent, ces critiques ont obligé l’exécutif à redéfinir les normes des traitements prévus pour ce compostage.

Compostage des boues d’épuration : de très fortes craintes exprimées

Pour les professionnels du secteur du compostage des boues d’épuration, bientôt, ce nouveau projet de décret va énormément réduire la quantité de déchets verts que l’on pourra mélanger aux boues. Avant de les composter. Même si ce changement doit être progressif. A terme, selon cette filière, ces nouvelles règles pourraient entraîner « […] la fin du compostage des boues. » Alors que d’après certaines associations, dont Amorce, le volume des déchets verts existant devrait suffire aujourd’hui à alimenter toutes les filières utilisatrices. Pour preuve, le volume annuel des déchets verts provenant actuellement de la taille et de l’élagage atteindrait 40 millions de tonnes. Or, le compostage des boues d’épuration n’en consommerait que 3 millions. Par ailleurs, le compostage des biodéchets des ménages collectés à la source ne nécessiterait environ qu’un million de tonnes.

Une activité à préserver

Pour le moment, face aux craintes qu’exprime le secteur du traitement des boues, le ministère de l’Environnement s’est contenté de déclarer qu’il fallait continuer « […] le compostage des boues et des digestats de boues d’épuration avec des seuils compatibles avec le maintien de l’activité de la filière actuelle. » Tout en garantissant qu’une partie des déchets verts compostés servira aussi à produire une « […] matière fertilisante utilisable en agriculture biologique. »