Chute de la Bourse : un décrochage brutal qui laissera des traces

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Chute de la Bourse : les marchés au plus mal

Hier, à cause du pressentiment du confinement, la chute de la Bourse s’est confirmée. Cela a provoqué un net décrochage du CAC 40. Ce lundi, celui-ci a de nouveau reculé de 5,75 %, alors qu’il avait chuté de plus de 11 % au cours de la journée.

Une période très troublée

Actuellement, l’incertitude généralisée ambiante, associée aux mauvaises nouvelles quotidiennes, continue de plomber les marchés financiers. De fait, ce début de semaine, à nouveau marqué par une chute des prix du pétrole, a entretenu la chute de la Bourse. D’où un repli marqué. Indéniablement, celui-ci est l’indicateur de l’amorce d’une récession mondiale. Et l’annonce de Donald Trump, qui vient d’interdire l’accès des Etats-Unis pendant un mois à tous les avions venant d’Europe, n’a fait qu’accentuer cette forte inquiétude boursière. Enfin, le classement officiel par l’OMS de l’épidémie de coronavirus en pandémie n’a rien arrangé. Désormais, il va falloir observer l’impact des désordres des marchés financiers sur l’économie réelle. En effet, ce krach boursier, pour l’instant encore virtuel, va fatalement avoir des conséquences négatives sur la vie économique.

Le rôle essentiel des mesures de soutien

trader pour l'article de la chute de la Bourse

Les marchés financiers ont continué à baisser, à cause de la perspective du confinement.

Malgré des perspectives sombres, un soutien actif des marchés a commencé, pour lutter contre la chute de la Bourse. Ce, dans plusieurs pays clés. Bien qu’encore désordonnées, les diverses mesures d’aides annoncées devraient limiter les dégâts constatés. Ainsi, l’attitude conciliante des différentes banques centrales devrait jouer un rôle de protection. Cela devrait soulager les PME européennes, qui affrontent dès maintenant de fortes difficultés de trésorerie. Notamment en Allemagne, où l’exécutif a décidé d’attribuer, sur quatre ans, une enveloppe de 12,8 milliards d’euros pour soutenir ses infrastructures économiques. De plus, tout comme en France, un dispositif d’assouplissement fiscal va y être instauré.

Un début de consensus

En Italie, d’importantes aides fiscales sont également prévues. Elles devraient se situer aux alentours de 25 milliards d’euros. En pratique, ces sommes devraient bénéficier aux sociétés ayant subi une chute de leurs revenus d’au moins 25 %. Rapidement, celles-ci pourront profiter de baisses d’impôts significatives. Des mesures identiques seront appliquées en France. En effet, les entreprises et les particuliers en difficulté pourront également demander le report de leurs charges sociales. Ou encore des dégrèvements d’impôts. Par ailleurs, le soutien apporté par le chômage partiel devrait aussi éviter de multiples licenciements. Globalement, hier, les dirigeants européens viennent de décider de consacrer 7,5 milliards d’euros à ces différentes aides économiques de première nécessité. Cela, devrait compenser la chute de la Bourse.

Une croissance réduite en 2020

Ces divers plans d’urgence, destinés à préserver l’économie, auront nécessairement un impact sur les bénéfices des entreprises. Cela, au sein de toute l’Union européenne. De fait, il faudra sans doute attendre le second semestre avant d’observer une remontée progressive des marchés. Malgré ce rééquilibre attendu, la croissance économique sera sans doute très affectée cette année par la chute de la Bourse. Par conséquent, il faudra vraisemblablement attendre 2021 pour renouer avec la croissance. De plus, celle-ci ne pourra se faire qu’après la complète disparition de la crise sanitaire actuelle. A ce jour, la méconnaissance qui entoure toujours le comportement du coronavirus empêche toute estimation précise. Cependant, cette crise sanitaire globale aura démontré l’incapacité européenne à déclencher une politique de santé commune. De fait, cette carence a déjà prouvé une faible capacité de coopération entre les pays membres.