Cause animale : le combat continue

Emmanuel Macron avec son chien

Emmanuel Macron avec son chien

Militante active de la cause animale, Brigitte Bardot a été reçue hier pendant une heure par Emmanuel Macron. La présidente de sa propre Fondation, âgée de 83 ans, souhaitait rencontrer le président pour discuter avec lui de différents sujets dont elle plaide la cause depuis de nombreuses années.  

Un échange cordial

 

Méfiante à l’égard des hommes politiques, car elle en a déjà rencontré plusieurs qui l’ont déçue, Brigitte Bardot a déclaré à l’AFP qu’elle avait été agréablement surprise par l’intérêt et l’attention manifestés par le président de la République concernant les sujets qu’elle a abordés. L’entretien s’est déroulé dans une ambiance cordiale, allant même jusqu’à la plaisanterie, en présence de Laurence Parisot, l’ex-dirigeante du Medef, elle aussi très concernée par la défense de la cause animale.

Des causes à défendre

Brigitte Bardot est revenue sur des sujets propres à la cause animale, dont elle a fait son combat depuis longtemps. Notamment celui de la télésurveillance obligatoire dans les abattoirs, de l’interdiction de la vente d’œufs provenant de poules élevées en batteries, de l’arrêt de la consommation de la viande de cheval, ou de l’étourdissement systématique des animaux avant qu’ils soient abattus. Bien que l’ancienne comédienne ait déclaré : « Je pense que cet homme ne connaît pas la souffrance animale », elle a trouvé qu’Emmanuel Macron était réceptif à ses demandes, faisant même preuve d’une attitude favorable. Le président s’est notamment engagé à s’entretenir bientôt avec différentes personnalités religieuses, pour voir avec elles comment faire évoluer la question des abattages rituels d’animaux. À la fin de cet entretien, Emmanuel Macron s‘est engagé à revoir la star en fin d’année, afin de faire avec elle un bilan et un « point d’étape ». Ces promesses ont fait très plaisir à Brigitte Bardot, qui s’était déjà plainte par le passé d’engagements non tenus, notamment après avoir rencontré Nicolas Sarkozy.

Une rencontre productive

Poules élevées en batteries

Poules élevées en batteries

De son côté, l’Élysée a considéré que cette entrevue sur la cause animale avait été chaleureuse, et qu’Emmanuel Macron avait démontré un intérêt réel. Tout au long de cet échange, il a montré à la présidente de la Fondation Brigitte Bardot « […] qu’il avait conscience que (cette cause) est un sujet de société» Rappelons que le récent projet de loi Agriculture et Alimentation, toujours en cours d’élaboration, n’a pas pour l’instant intégré la promesse faite par le président Macron d’interdire d’ici 2022 la vente d’oeufs issus d’élevages en cages.

 

 

 

 

 

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