L’attraction des circuits courts : Toulouse aime le commerce de proximité

L’attraction des circuits courts : Toulouse aime le commerce de proximité

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L’attraction des circuits courts : la crise sanitaire modifie les habitudes

 

Progressivement, l’attraction des circuits courts s’est renforcée en France. A travers les confinements successifs et les couvre-feux. Ainsi, les habitudes des consommateurs ont évolué. Leur faisant souvent préférer désormais les commerces de proximité aux grandes surfaces. Cette évolution est particulièrement visible à Toulouse. Où l’envie de consommer local se fait de plus en plus sentir. Notamment, avec l’activité accrue de ses marchés.

 

Un engouement pour les achats de proximité

Un marché à Toulouse qui répond à une attraction des circuits courts dans la ville

L’attraction pour les achats de proximité progresse nettement en France. Entre autres, à Toulouse.

A Toulouse et dans son agglomération, la crise Covid a considérablement accentué certaines pratiques d’achat. Qui étaient déjà émergentes auparavant. Ainsi, l’engouement croissant pour les offres des producteurs locaux, et le recours aux drives, très pratiques, se sont renforcés. De fait, sur place, la tendance à acheter des produits alimentaires en dehors du circuit des hypermarchés n’a cessé de progresser. Un courant que l’Agence d’Urbanisme et d’Aménagement de Toulouse a attentivement observé. Cela, depuis plusieurs mois. De fait, cette façon différente de consommer, en achetant à proximité, s’est beaucoup amplifiée chez les Toulousains. Avec leur envie montante de manger plus sain et bio. Un désir que la crise Covid a encore consolidé. En raison d’une recherche évidente chez les consommateurs d’une meilleure protection de leur santé.

Un essoufflement des grandes surfaces

Aujourd’hui, cette attraction des circuits courts pourrait même menacer l’avenir de certaines très grandes surfaces. Qui n’ont plus comme ultime argument que leurs prix bas pour faire venir des clients. En effet, face à elles, les petits commerces de quartier ont pour avantage, entre autres, de ne pas contraindre à utiliser une voiture. Ce qui a séduit une nouvelle clientèle. Par exemple, dans les quartiers d’Empalot ou de Borderouge. De fait, globalement, l’attractivité des grandes surfaces a régressé dans l’agglomération toulousaine. Pour preuve, à Plaisance-du-Touch, le projet Val Tolosa, qui prévoit un énorme centre commercial de plus de 63.000 m², est repoussé depuis plus de 20 ans. A nouveau, récemment, il vient d’être soumis à des décisions de justice défavorables. Tout comme le centre prévu aux Portes des Pyrénées, à Muret. Toujours bloqué par la Commission Nationale d’Aménagement Commercial. Ce qui promet un bel avenir à l’attraction des circuits courts.