La contrainte du télétravail sera en partie assouplie

Assouplissement du télétravail : un retour partiel au bureau autorisé

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Assouplissement du télétravail : une mesure souhaitée

 

Pour les salariés volontaires, un assouplissement du télétravail est désormais possible. En effet, ils vont pouvoir à nouveau travailler dans leur entreprise. A raison d’un jour semaine. Cela, dès qu’ils auront l’accord de leur employeur.

 

Vers un aménagement

De nombreux salariés attendaient un assouplissement du télétravail.

De nombreux salariés attendaient un assouplissement du télétravail.

Ce lundi, Cyril Chabanier, dirigeant de la confédération CFTC, a annoncé un assouplissement du télétravail. Cela, après un échange en visioconférence avec Elisabeth Borne, ministre du Travail. Ainsi qu’avec l’ensemble des partenaires sociaux. En pratique, cette tolérance en faveur d’un télétravail moins systématique se fera sur la base du volontariat. Par conséquent, tous les salariés qui « […] en éprouvent le besoin » pourront, avec l’accord de leur employeur, retourner dans leur entreprise. Cela, un jour par semaine.

Une mesure attendue

Cette décision nationale fait suite à une récente déclaration d’Élisabeth Borne. Qui a reconnu que d’après différentes études sur le travail à domicile, « […] plus de la moitié des salariés disent souffrir d’isolement. » De fait, plusieurs sondages ont révélé que « plus de six salariés sur dix en télétravail à 100 % depuis novembre souhaitent revenir dans l’entreprise. » Plus précisément, « au moins une journée par semaine ». Néanmoins, la ministre a aussi fait comprendre aux partenaires sociaux qu’ils ne pourront pas à l’avenir imposer un nombre minimum de jours de travail en entreprise. Alors que de nouvelles discussions sont prévues à ce sujet le 20 janvier.

Différentes aides maintenues

Par ailleurs, Élisabeth Borne a déclaré que les aides destinées à soutenir l’emploi des jeunes seront maintenues et prolongées. Cela, au-delà du mois de janvier. En complément de l’assouplissement du télétravail. Pour compenser les fortes difficultés d’emploi qu’entraîne la crise sanitaire. D’après Cyril Chabanier, ces mesures de soutien devraient durer « […] jusqu’à fin mars et probablement au-delà. » Ainsi, ce dispositif comprend une prime de 4.000 euros par an. Accordée pour une embauche en CDD durant plus de trois mois, d’un jeune de moins de 26 ans. Ou encore, pour un CDI.

Des dérogations contestées

De plus, après février, l’aide de 5.000 à 8.000 euros pour un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation sera aussi maintenue. Enfin, la ministre du Travail a confirmé de prochaines dérogations. Notamment, pour que les commerces puissent ouvrir le dimanche. Durant le mois de janvier, voire de février. Bien que les partenaires sociaux jugent cette tolérance allant à l’opposé du nouveau couvre-feu. Désormais imposé à 18 heures. Cela, dans une quinzaine de départements où les contaminations sont actuellement trop nombreuses.