La contrainte d'aller au travail en voiture concerne sept salariés sur dix.

Aller au travail en voiture : une habitude suivie par sept salariés sur dix

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D’après une récente étude de l’Insee, aller au travail en voiture reste une pratique prioritaire en France. Forcément polluante. Cette habitude s’explique notamment par l’emplacement de l’habitat, parfois très éloigné du lieu de travail, et à cause du mode de vie. Surtout si celui-ci ne permet pas d’accéder facilement à des transports en commun.

 

L’avantage des transports publics

Aller au travail en voiture s'explique par des contraintes de transport inégales sur le territoire.

Aller au travail en voiture s’explique par des contraintes de transport inégales sur le territoire.

Aujourd’hui, plus de 70 % des Français doivent se servir de leur voiture pour aller travailler. Alors qu’un pourcentage beaucoup plus faible, d’à peine 16 %, peut utiliser les transports publics. Ce grand décalage s’explique surtout par les facilités dont profitent les grandes métropoles. Ainsi, elles permettent à 70 % des salariés de choisir d’autres alternatives de transport. Comme le métro, le bus, le RER, le vélo, le scooter, ou encore le tramway. Parmi ces citadins, plus de 40 % des Parisiens peuvent compter sur les transports en commun pour se rendre à leur travail. Une possibilité évidemment inaccessible dans les petites agglomérations.

Des comportements typiquement citadins

Contrairement au milieu rural, les métropoles ont l’avantage d’offrir d’autres possibilités que celle d’aller au travail en voiture. Notamment, grâce à des réseaux de transports publics très développés. Voire, pour de courtes distances, l’option très pratique du vélo. En effet, se déplacer en deux-roues se répand de plus en plus dans les grandes villes. Ce qui a des conséquences directes sur leur trafic. Ainsi, on estime par exemple que dans des grandes agglomérations, comme Bordeaux, Lille ou Strasbourg, pas plus de 45 % des salariés ne prennent leur voiture. Globalement, l’Insee observe que dans le centre des métropoles, seulement la moitié des déplacement des travailleurs se fait en voiture. Alors quand dans les grandes couronnes urbaines, ce pourcentage passe aisément à plus de 85 %. Ce qui est aussi le cas dans les régions où l’urbanisme est encore peu développé. Entre autres, en Vendée, dans le Cantal ou en Lozère.

Des distances qui conditionnent les choix

L’autre paramètre essentiel dans le choix d’un moyen de transport est la distance qui sépare le domicile du lieu de travail. Ainsi, dès que ce trajet dépasse quinze kilomètres, un salarié sur deux prend sa voiture. De plus, un quart de ces salariés doit même couvrir une distance de plus de 25 kilomètres. Soit, environ 3,5 millions d’entre eux. En comparaison, à Paris et dans sa proche banlieue, une telle distance concerne à peine 5 % des travailleurs. Donc, certains peuvent facilement emprunter les transports en commun. Enfin, le poste occupé conditionne également le comportement pour se rentre au travail. Ainsi, parmi les cadres et les employés, seulement 65 % d’entre eux utilisent un véhicule. Alors que les ouvriers, qui vivent souvent plus éloignés de leur travail, sont plus de 75 % à le faire.

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