Vins bio : la France sera bientôt en tête de leur consommation

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Les vins bio plaisent de plus en plus en France.

Vins bio : une production de plus en plus demandée

En 2021, la France devrait consommer environ deux fois plus de vins bio qu’en 2013. Cette statistique provient de l’Institut IWSR. Celui-ci a réalisé une étude, demandée en janvier dernier par l’association SudVinBio, située à Montpellier.

La France, championne des vins bio

Ainsi, l’année prochaine, la France doublera l’Allemagne. Pourtant, en 2019, celle-ci était le premier pays consommateur de vins bio au monde. En 2023, ce goût de plus en plus marqué chez les consommateurs français pourrait faire de l’Hexagone l’endroit où l’on boit 20 % de toute la consommation bio mondiale ! En effet, ces vins, fabriqués d’une manière plus respectueuse pour l’environnement, séduisent de très nombreux amateurs. Notamment grâce à une image qualitative qui se renforce mois après mois. D’ailleurs, l’attirance en faveur des vins bio se constate dans tous les pays. Entre autres, en Espagne, où les ventes s’envolent. Une performance d’autant plus remarquable que dans les 157 pays étudiés, la consommation globale de vin aurait plutôt tendance à diminuer. Cependant, ce phénomène ne touche pas la France. Elle passera donc bientôt en tête des pays qui honorent les vins bio. Ce, devant l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Une surface de production qui va s’accroître

La consommation des vins bio augmente dans le monde entier.
La consommation des vins bio augmente dans le monde entier, et plus particulièrement en France.

En réponse à cette forte demande, les trois principaux pays spécialistes des vins bio – l’Italie, l’Espagne et la France – vont devoir augmenter leurs capacités de production. Pour cela, ces trois pays vont nettement agrandir les surfaces dédiées à ce type de culture. En France, à l’avenir, la superficie réservée à ce mode de production devrait même doubler. Ce qui sous-entend chez les vignerons un nombre important de propriétés qui envisage déjà de se convertir. Cette évolution générale du marché devrait toucher à la fois la production des vins tranquilles et celle des vins effervescents. Pour ces derniers, une étude cumulée, faite dans cinq pays producteurs, a montré qu’ils avaient déjà triplé entre 2013 et 2018. Cela représente aujourd’hui une production qui est passée de 30 millions à 95 millions de bouteilles par an.

Une réglementation stricte

Dans les pays de l’Union européenne, pour qu’un vin puisse être certifié « bio », il doit respecter un cahier des charges très précis. Celui-ci interdit d’utiliser des engrais chimiques et des pesticides de synthèse, ainsi que l’emploi des OGM. De plus, se servir d’additifs et d’auxiliaires oenologiques est également prohibé. Enfin, la possibilité d’utiliser du soufre pour produire du vin est limitée. Avant de pouvoir être certifié « bio », le domaine concerné doit prouver qu’il a adopté une conversion à ce type de culture depuis trois ans. Ensuite, cette appellation est accordée par un organisme indépendant accrédité.