Soutien aux entreprises : l’exécutif au secours des sociétés en péril

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Soutien aux entreprises : des mesures inédites

Afin de compenser la situation exceptionnelles provoquée par la crise économique due au coronavirus, un dispositif de soutien aux entreprises va rapidement être mis en place. Ce lundi, après une réunion d’urgence à Bercy, Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud ont décidé de nouvelles mesures d’aide.

Affronter le ralentissement économique

Lors d’une conférence de presse donnée lundi dernier à Bercy, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a admis que le pays allait basculer dans « […] un ralentissement économique marqué. » Cela, à cause de la crise sanitaire due au coronavirus, qui a débuté mi-février. De fait, le ministre a révélé que cette crise se chiffrera « […] en plusieurs dixièmes de points de PIB, durant l’année 2020. ». Néanmoins, malgré cette baisse, le ministre n’a pas parlé de récession. Bien que ce recul atteindra sans doute un seuil important cette année. D’ailleurs, Bruno Le Maire est conscient que certains secteurs d’activité sont déjà très affaiblis. D’où la nécessité d’apporter un soutien aux entreprises touchées.

Des secteurs plus touchés que d’autres

Pour certaines sociétés, l’impact de cette crise a déjà fait baisser en moyenne leur chiffre d’affaires entre 30 et 40 %. Notamment, dans des professions comme l’hôtellerie et la restauration. Pour les traiteurs, le recul des commandes constaté a parfois atteint 60 %. Idem pour l’événementiel. Celui-ci subit actuellement des annulations massives, à cause de spectacles reportés. Afin de réagir, Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, vont mettre en place un dispositif inédit de soutien aux entreprises. Ainsi, son but sera de « simplifier et muscler la réponse économique ».

Pour les cas sévères

Dès maintenant, les entreprises qui sont aujourd’hui en grande difficulté vont pouvoir obtenir un report de leurs charges sociales. Pour cela, il leur suffira d’effectuer une demande en ligne. Ce soutien aux entreprises permettra d’obtenir rapidement un dégrèvement fiscal. Celui-ci sera établi « au cas par cas ». En priorité, pour les entreprises « menacées de disparition ». De plus, l’accompagnement financier du chômage partiel sera renforcé et simplifié. Ainsi, il passera de 7,74 € à 8,04 €, de l’heure, en s’ajustant sur le SMIC. Lors d’une première estimation, limitée à 900 entreprises et à 15.000 salariés, Muriel Pénicaud a déjà évalué le coût de ce chômage partiel à 52 millions d’euros. Comme ces chiffres vont forcément augmenter, la ministre du Travail a confirmé que l’Etat allait néanmoins soutenir toutes les entreprises impactées.

Une réaction globale

Le Gouvernement va apporter son aide au sociétés contraintes d'avoir recours au chômage partiel.

Le Gouvernement va apporter son aide au sociétés contraintes d’avoir recours au chômage partiel.

Pour atteindre une efficacité optimale dans ce soutien aux entreprises, Bruno Le Maire a demandé une solidarité entre tous les acteurs économiques. Notamment de la part des bailleurs, « […] vis-à-vis de leurs loyers pour les commerçants dans les mois à venir. » Au niveau des banques, le ministre attend qu’elles se montrent très compréhensives avec les PME. Ainsi qu’avec les Entreprises de Taille Intermédiaire. Cela, pour qu’elles « […] puissent étaler des échéances de crédit ». Par ailleurs, les ministres effectueront désormais un point hebdomadaire avec les entreprises. Outre un meilleur soutien, qui sera ainsi mieux adapté, ce bilan permettra d’anticiper le redémarrage économique. Enfin, Bruno Le Maire a rappelé l’absolue nécessité de mener ce Plan de relance au niveau européen. Dans ce but, une réunion est déjà prévue lundi prochain à Bruxelles, avec tous les ministres de l’Economie.




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