Les revalorisations salariales proposées lors du Ségur de la Santé n'ont pas convaincu.

Revalorisations salariales : des montants insuffisants pour les soignants

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Revalorisations salariales : un dossier toujours sensible

 

Ce lundi, face aux attentes pressantes de revalorisations salariales du secteur médical, Olivier Véran a proposé 300 millions aux personnels hospitaliers. Une mesure très mal reçue par les intéressés, car ils réclamaient 6,5 milliards d’euros. Par ailleurs, le report soudain des décisions finales du Ségur de la Santé, prévues pour aujourd’hui, ne va rien arranger.

 

Une offre jugée insuffisante

Pour l’instant, les négociations du Ségur de la Santé, animées par Nicole Notat, n’ont abouti qu’à des revalorisations salariales jugées trop faibles. En effet, la récente offre d’Olivier Véran, ministre de la Santé, plafonnée à 300 millions pour les personnels hospitaliers, a beaucoup déçu. De fait, cette enveloppe est beaucoup moins généreuse que la promesse faite aux personnels paramédicaux, la semaine dernière. Ainsi, celle-ci s’élevait à 6 millards d’euros. Par conséquent, la possibilité d’un accord entre l’exécutif et une large partie des personnels soignants s’éloigne à grands pas. De plus, on dénombre aujourd’hui environ 1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière. Alors qu’on compte seulement quelques centaines de milliers de personnels paramédicaux dans les cliniques. Employés à temps plein. Ce différentiel explique aisément la grogne et la déception actuelles des personnels hospitaliers.

Des mesures complémentaires

Les revalorisations salariales annoncées lors du Ségur de la Santé sont très insuffisantes pour les personnels hospitaliers.

Les revalorisations salariales annoncées lors du Ségur de la Santé sont très insuffisantes pour les personnels hospitaliers.

Pour les internes en médecine, Olivier Véran a annoncé des revalorisations salariales d’un montant global de 150 millions d’euros. De plus, les tarifs de leurs gardes de nuit et pour leurs week-ends devraient aussi augmenter. Enfin, pour les externes, l’attribution d’un budget de 50 millions d’euros est prévue. Par ailleurs, dorénavant, le recours à des employés intérimaires sera limité. Pour restreindre cette pratique, le secteur médical privilégiera désormais les remplacements au sein des groupements hospitaliers. Cela, grâce à des primes attractives. En parallèle, un nouveau statut de praticien hospitalier à temps partiel pourrait voir le jour. Ce qui permettrait de briser la frontière entre secteur public et privé.

De futures avancées possibles

Pour améliorer la rémunération des personnels soignants, le Gouvernement a déclaré qu’il acceptait de revaloriser de 20 % les heures travaillées les jours fériés. Ainsi que les gardes durant les week-ends et les heures supplémentaires. Par ailleurs, un nouveau calcul pourrait annualiser le temps de travail. A la place du décompte actuel sur quatre mois. Enfin, une visite médicale pourrait devenir obligatoire pour chaque professionnel de santé. Car, étrangement, ça n’est toujours pas le cas aujourd’hui.