Prix de l'énergie pour l'agroalimentaire

Comment les filières de l’agroalimentaire font-elles face à la flambée des prix de l’énergie ?

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La flambée des prix du gaz et de l’électricité ont désormais le principal problème auquel sont confrontées les collectivités françaises et qui inquiète de plus en plus les citoyens et les responsables. Si pour certains, il s’agit de voir sa facture d’énergie grimper, pour d’autres, le souci est d’une plus grande envergure et concerne l’avenir même de ces collectivités sous plusieurs aspects.

Tel est le cas des filières agro-alimentaires qui ont beaucoup de difficultés à maintenir les chaînes agricoles et alimentaires comme l’ont déclaré récemment les principales interprofessions françaises qui ont du mal à faire face à l’envolée des prix de l’énergie et réclament un plan à la hauteur de la situation. 

Les filières agro-alimentaires dans le pétrin

Le prix de l'énergie augmente pour tout le mondeLa consommation de gaz et d’électricité ne concerne pas seulement les foyers ou les industries, mais également les chaînes agro-alimentaires productrices de légumes, de viandes, de poissons ou encore d’œufs.

Si les prix de l’énergie étaient autrefois assez stables, aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas et sans un plafonnement des prix, ces filières déclarent ne plus pouvoir maintenir la production dans de telles conditions.

C’est justement pour cette raison-là qu’une vingtaine de filières appelle l’État au secours pour mettre un terme à cette flambée des prix de l’électricité et du gaz qui devient de plus en plus insoutenable.

Ce qui inquiète surtout ces filières, c’est l’absence d’un plan à la hauteur de cette crise et des distorsions de concurrence au sein de l’UE qui semblent ne pas avoir d’issue pour l’instant.

Des solutions pas très convaincantes !

interprofessions françaises, dont on cite Intercéréales, Inaporc ou encore Semae, les filières n’arrivent plus à supporter les coûts d’énergie exorbitants. Agriculteurs, industriels ou encore distributeurs, tous éprouvent beaucoup de mal à continuer leur activité qui est connue pour être très énergivore. D’autant plus que certaines entreprises sont arrivées au bout de leurs contrats d’électricité avec les compagnies nationales et sont tenues de souscrire de nouvelles offres.

"DesPour apaiser les tensions, l’État a déjà essayé de proposer à ces filières quelques dispositifs, comme l’amortisseur d’électricité. Une solution qui paraît ne pas être très convaincante, tenant compte des prix et des distorsions de concurrence.

De ce fait, le pire est envisagé et l’on prévoit même :

  • La rationalisation des gammes de produits agro-alimentaires ;
  • la réduction drastique des activités ;
  • un arrêt des activités.


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Née le 16 Janvier 1982, Laurence Laporte fait ses études à l'Institut d'études politiques puis au Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, elle exerce son métier dans divers journaux à gros tirage, puis en, en 2019 elle devient éditorialiste au "Bulletin des Communes" et se consacre entièrement à l'écriture.