Le développement de la voiture électrique française va bénéficier d'une enveloppe de 50 millions d'euros.

Développement de la voiture électrique : 50 millions d‘euros accordés

6352

Développement de la voiture électrique : une filière qui sera aidée

Le ministre des Finances vient d’annoncer qu’une aide importante bénéficiera au développement de la voiture électrique française. Deux fonds seront créés et dotés chacun de 25 millions d’euros. Ils serviront à soutenir les concessionnaires de cette filière automobile en difficulté.

L’attribution de deux fonds

L’année prochaine, le Gouvernement va appliquer sa décision de « […] déplafonner le malus automobile au-delà de 172 grammes de CO2 par kilomètre. » Cette mesure devrait engendrer des recettes d’environ 50 millions d’euros. Bruno Le Maire a précisé que l’intégralité de ces recettes sera reversée « […] aux sous-traitants automobiles français ». Cela, afin d’améliorer le développement de la voiture électrique. Cette enveloppe devrait permettre à ces professionnels de profiter de l’opportunité offerte par la baisse des ventes de véhicules diesel. De fait, elle s’observe dans toute l’Europe. La somme allouée sera scindée en deux. Ainsi, un premier fonds de 25 millions d’euros servira à « accompagner la transformation écologique de la filière ». Techniquement parlant, cela devrait aider ces sous-traitants à identifier « […] les meilleures opportunités de diversification et à investir dans de nouvelles lignes de production. » De plus, le ministre des Finances a expliqué que le second fonds servira à financer des garanties de prêts.

Améliorer la compétitivité de la filière électrique

Le ministre des Finances est conscient que le développement de la voiture électrique a besoin d’aide. Notamment concernant ses impôts de production. En effet, ils doivent baisser pour que cette filière gagne en compétitivité. Sans prendre d’engagement chiffré, Bruno Le Maire précise qu’il souhaite que « […] les impôts de production commencent à baisser durant le quinquennat […]. » Un objectif à atteindre « sur 10 ans ». En échange de quoi, il attend que les entreprises de ce secteur s’engagent à « maintenir l’activité en France ». Pour y parvenir, Bruno Le Maire va charger l’expert automobile Hervé Guyot d’évaluer les conditions favorables à ce maintien. Cela, afin « […] de relocaliser l’activité en France […] ». Par ailleurs, Hervé Guyot établira aussi comment améliorer les futures relations entre les « […] donneurs d’ordre et les sous-traitants ». Des conclusions connues au début de l’année prochaine.

Développer le bonus écologique

Le développement de la voiture électrique va profiter d'une aide importante en France.

Le développement de la voiture électrique va profiter d’une aide importante en France.

Bruno Le Maire veut aussi optimiser le bonus écologique des voitures électriques. Un bonus fixé aujourd’hui à 6.000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf, augmenté peut-être à l’avenir pour doper le développement de la voiture électrique. Conséquence directe : lui donner une meilleure visibilité. A ce sujet, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, « […] annoncera très prochainement le calendrier des primes versées pour les véhicules électriques sur un temps long. »

Compétitivité de l’industrie automobile française

Le ministre des Finances a tenu à préciser que le déplafonnement du malus automobile ne pénalisera pas l’industrie automobile française. En effet, « […] aucun des véhicules concernés n’est construit en France ». De fait, il s’agit essentiellement de gros SUV, de fabrication allemande. A ce propos, Luc Chatel, président de la Plateforme Automobile (PFA), s’est réjoui des annonces de Bruno Le Maire. Notamment parce qu’il pense que la mission d’Hervé Guyot permettra de « […] mettre sur la table tous les sujets tabous, avec les écarts de compétitivité entre les pays. » Ainsi, la Plateforme Automobile estime que la filière diesel risque de perdre 15.000 emplois. Ce, en raison de la baisse catastrophique de ses ventes. Par ailleurs, Jean-Dominique Senard, président de Renault, à propos du développement de la voiture électrique, a mis en garde contre la concurrence chinoise. Désormais « les véhicules chinois sont prêts ».




Laisser un commentaire