Déboires du tourisme : un secteur à l’arrêt qui espère redémarrer

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Déboires du tourisme : l’exemple des Hautes-Alpes, un département éprouvé

 

Actuellement, les déboires du tourisme affectent très durement de nombreuses activités saisonnières. Or, celles-ci sont cruciales pour le maintien de ces professions. De plus, de trop grandes incertitudes sur un redémarrage possible aggrave encore le malaise de cette filière fragilisée.

 

Un département très peu touché par l’épidémie

Aujourd’hui, le département des Hautes-Alpes est l’une des zones les moins touchées en France par l’épidémie de coronavirus. Ce constat encourageant s’explique notamment par une densité démographique faible. En effet, elle est environ de 25 habitants au kilomètre carré. De plus, les mesures sanitaires recommandées y ont été scrupuleusement respectées par la population. De fait, globalement, la mortalité liée au Covid-19 dans ce département a été cinq fois inférieure à celle de l’ensemble de la France. En parallèle, il faut savoir que sur ce territoire alpin le tourisme représente un tiers de l’économie et des emplois. Or pour le moment, malgré une situation sanitaire favorable, 60 % des salariés du secteur privé se retrouvent au chômage partiel. Autant dire, un arrêt forcé majeur, qui génère des déboires du tourisme très importants.

Une mise à l’arrêt inquiétante

Les déboires du tourisme restent en suspens, tant qu'aucune décision gouvernementale n'a été prise.

Les déboires du tourisme restent en suspens, tant qu’aucune décision gouvernementale n’a été prise.

Dans cette région alpine, le pourcentage local des travailleurs contraints au chômage partiel est le double de celui constaté sur l’ensemble du territoire. Une situation paradoxale, qui inquiète fortement les élus locaux, inquiets de constater les déboires du tourisme. Par conséquent, ces élus ont décidé d’alerter les pouvoirs publics. Ainsi, ils espèrent pouvoir encore résoudre leurs difficultés actuelles. De fait, pour les Hautes-Alpes, une réactivation du tourisme est essentielle. En effet, ce secteur constitue le moteur de son économie. Grâce à lui, des activités aussi variées que l’agriculture, le commerce agroalimentaire, l’artisanat et le bâtiment peuvent rester dynamiques. Mais sans ce support, elles devront s’arrêter.

Un calendrier attendu

En raison de l’approche imminente de la saison touristique habituelle, les élus des Hautes-Alpes demandent aux pouvoirs publics de statuer très rapidement sur un déconfinement possible. Ce, avant la date butoir du 11 mai. Cela s’effectuerait à titre exceptionnel, sur tout le département, du fait qu’il a peu été touché par l’épidémie. Cette décision permettrait de préserver le tourisme, principale source d’activités de la région. Ainsi, ses élus demandent à l’exécutif un calendrier précis des reprises possibles. Cela préciserait les conditions de réouverture de multiples établissements. Grâce à ce planning défini, les fédérations et les syndicats professionnels concernés pourraient enfin s’organiser. Sans ce calendrier, un chômage massif aura sans doute lieu. Ainsi, il affectera en profondeur toute la population haute-alpine, qui subira des déboires du tourisme très douloureux.




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