mercredi , 23 septembre 2026

Déblocage du secteur culturel : quelle solution apporter ?

Déblocage du secteur culturel : un ras-le-bol des professionnels

 

Un an après la fermeture forcée de la plupart des lieux culturels, plusieurs professionnels de ce secteur sinistré ont demandé à Emmanuel Macron un déblocage du secteur culturel. Pour cela, ils lui réclament de « déconfiner la culture ». Cela, en utilisant une tribune publiée dans Le Parisien.

 

Un cri d’alarme

Pour le moment, le déblocage du secteur culturel n'est toujours pas à l'ordre du jour pour l'exécutif.
Pour le moment, le déblocage du secteur culturel n’est toujours pas à l’ordre du jour pour l’exécutif.

Dans leur lettre ouverte, adressée au président de la République, les signataires rappellent que « Premier secteur confiné, la culture est aujourd’hui l’un des derniers à le rester. » Aujourd’hui, cette demande de réouverture est soutenue par une vingtaine d’organisations professionnelles. Parmi lesquelles, les plus connues sont l’ARP, la FNCF et la SRF. Cette demande très pressante, faite directement au chef de l’Etat, souligne notamment que de nombreux centres commerciaux ont repris leur activité dès le 28 novembre. Alors que le déblocage du secteur culturel n’est toujours pas à l’ordre du jour. De plus, certains commerces, dans un premiers temps jugés comme « non-essentiels », ont eux aussi pu rouvrir leurs portes. Une situation paradoxale, quand on se souvient de la déclaration faite par Emmanuel Macron, en novembre dernier. Déclarant que « La culture est essentielle à notre vie de citoyennes et de citoyens libres. »

Une lourde menace économique

Actuellement, suite à cette décision de blocage pour raisons sanitaires, les conséquences sur le spectacle vivant sont radicales. Avec une chute d’activité d’environ 90 %. Pour le secteur musical, cette baisse atteindrait 76 %. Et pour les salles de cinéma, leur remplissage a diminué de près de 70 %. A l’échelon national, cette mise à l’arrêt rejaillit aujourd’hui sur 1,3 million d’emplois, qui se retrouvent très menacés. Ainsi, en terme de bilan financier, le chiffre d’affaires global du secteur culturel aurait baissé de près d’un tiers. Passant de 91 milliards d’euros à 62 milliards. Ce qui constitue pour tous les métiers concernés une menace économique de plus en plus lourde.

Un déni de la ministre de la Culture

Récemment, malgré cette situation très tendue, Roselyne Bachelot a déclaré qu’elle considérait que « La culture n’est pas à l’arrêt dans notre pays. » En s’appuyant, pour se justifier, sur des tournages, des répétitions et des captations qui seraient en cours. A son avis, ces activités permettent « […] de continuer la création, de proposer des projets culturels et de faire travailler tout un écosystème. » Cependant, cette affirmation a soulevé un véritable tollé chez les professionnels concernés.

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