Cures thermales : une attractivité de plus en plus forte.

La fréquentation des stations thermales françaises ne cesse d’augmenter. Plébiscitées par une clientèle fidèle, elles attirent de très nombreux curistes, au pouvoir d’achat souvent élevé, qui constituent une manne économique pour les villes où ils séjournent. Grâce à eux, les recettes des professionnels du tourisme – hôtels, restaurants et commerces variés -, progressent parfois jusqu’à 85 % en pleine saison.

cures thermales-moteur-tourismeSelon le Conseil National des Exploitants Thermaux (CNETh), depuis 2009, la croissance de ce secteur est devenue régulière, atteignant en moyenne 2,5 % par an, ce dont cette profession se réjouit. Un baromètre qui se maintient au beau fixe, et qui en sept ans a enregistré une progression de près de 19 %.

Alors qu’en 2005, la situation du thermalisme était menacée, elle affiche aujourd’hui un optimisme resplendissant. Pourtant, le corps médical avait, pendant un moment, dénigré les bienfaits de cette pratique. La Sécurité sociale avait même menacé durant une période de ne plus rembourser les cures. Une décision qui aurait pu stopper de façon définitive la vie économique de dizaines de villages, dont l’activité dépendait intégralement des curistes. Aujourd’hui, l’Assurance Maladie prend en charge des cures pouvant atteindre une durée de trois semaines, facturées plusieurs centaines d’euros.

De nombreux essais cliniques, menés notamment depuis une quinzaine d’années par l’Association Française pour la Recherche Thermale, avec des scientifiques indépendants, ont fini par démontrer les bénéfices du thermalisme sur la santé. Ces études positives ont beaucoup modifié l’attitude du milieu médical, et ont aussi fait changer celle de la Sécurité sociale.

Résultat, la menace du déremboursement a disparu, et de grands groupes, tels que l’Oréal ou la Caisses des Dépôts, ont investi dans des stations qui commençaient à dépérir, réhabilitant totalement leur attrait. Ainsi, Brides les Bains ou Châtel Guyon, profitant de l’apport de gros budgets, ont beaucoup amélioré leur attractivité. Globalement, on estime que le secteur thermal pourrait bénéficier d’ici 2021 d’un investissement total de 825 millions d’euros.

Désormais, les régions profitent mieux du soutien efficace de leurs élus en matière de thermalisme, cette activité représentant quelque 100.000 emplois, au cœur de territoires parfois relativement isolés.

Les cures thermales, fondées sur des principes naturels, ont souvent l’avantage d’éviter la surmédication. Elles ont su se moderniser, en proposant aujourd’hui aux curistes des programmes d’éducation thérapeutique complets. Cela permet aux personnes qui sont venues se soigner de pratiquer des activités physiques variées. Les patients profitent en plus de conseils diététiques personnalisés et de cours de cuisine, bénéfiques ensuite pour leur bien-être quotidien.

Pour mieux connaître l’offre thermale et les principales cures proposées sur le territoire : https://www.lescuristes.fr