Une création de prime s'applique depuis janvier dernier à certains personnels de santé.

Création de prime : des soignants des hôpitaux publics enfin entendus

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Création de prime : deux catégories de personnels revalorisées

Le Gouvernement tente toujours d’apaiser la crise qui secoue depuis des mois les personnels des hôpitaux publics. Pour cela, une création de prime, annoncée en novembre dernier, est destinée depuis janvier à deux catégories de soignants. Cela va permettre des revalorisations de salaires.

Une prime d’attractivité territoriale

Plus précisément, cette création de prime concernera deux catégories de personnels : celle qui travaille en Île-de-France et celle spécialisée dans les soins gériatriques. De fait, publiées le 31 janvier dernier, ces revalorisations ont été annoncées dans le Journal officiel. Déjà, elles figuraient dans les mesures prioritaires à mettre en place, contenues dans le Plan d’urgence pour l’hôpital public. Il y a deux mois, celui-ci avait été présenté par Edouard Philippe et Agnès Buzyn.

Un premier décret appliqué

En premier lieu, un premier décret a validé une première prime « d’attractivité territoriale ». En bref, elle concerne les personnels qui travaillent à Paris, ainsi que ceux en poste dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Dans le détail, les aides-soignants, les infirmiers, les auxiliaires de puériculture et les manipulateurs radio. Le montant de cette prime est fixé à 940 euros brut par an. Elle concerne tous les fonctionnaires et les contractuels qui perçoivent une rémunération inférieure au salaire médian de ce secteur. En 2017, cette rémunération s’élevait à 1.935 euros nets. Précision, pour les personnels qui touchent jusqu’à 2.500 euros nets, cette prime sera réduite de moitié.

Une seconde prime

Une création de prime s'applique depuis janvier dernier à certains personnels de santé.

Une création de prime s’applique depuis janvier dernier à certains personnels de santé de l’hôpital public.

Un second décret a permis d’instaurer une autre création de prime, baptisée « Prime grand âge ». Elle concerne les aides-soignants qui travaillent dans des Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes, ou EPHAD. De fait, cette prime spécifique s’adresse plus particulièrement aux personnels des services gériatriques hospitaliers. Ces soignants ont pour spécialité d’administrer des soins de longue durée, ou dits soins « de suite ». A ce titre, une gratification de 118 euros bruts mensuels a commencé à leur être versée, à compter de ce mois de janvier. Dans un récent communiqué, Agnès Buzyn a affirmé qu’environ 50.000 agents qui travaillent en région parisienne sont bénéficiaires de cette prime. De plus, cette revalorisation s’applique aussi à 80.000 aides-soignants qui « […] exercent auprès des personnes âgées. »

Une troisième prime dédiée à la valorisation collective

Enfin, la ministre de la Santé a également annoncé qu’au mois de janvier, une troisième création de prime « de valorisation collective » était entrée en vigueur. Plus précisément, elle s’adresse aux personnels qui mènent « […] des projets de transformation et d’amélioration de la qualité des soins ». A ce jour, le montant prévu de cette prime spécifique s’échelonne « […] entre 200 et 600 euros, par projet et par agent. »




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