Les antennes relais du futur réseau 5G commencent à être installées.

Antennes relais : la commune de Vaux refuse une installation de Free

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Antennes relais : Vaux veut protéger son paysage

À Vaux, en Moselle, un vif conflit oppose désormais le maire à l’opérateur Free. En effet, sur place, cet opérateur veut imposer une installation supplémentaire à ces antenne relais. Il s’agit d’une antenne de plus de 53 mètres de haut, destinée à la 5G. Mais ce projet provoque une ferme opposition des riverains.

La prolifération des antennes relais

A Metz, à moins de 10 kilomètres de Vaux, les antennes ont progressivement fleuri sur tous les toits des immeubles. Jusque sur les clochers de la ville. Aujourd’hui, ces installations ont atteint le nombre appréciable de 81 antennes relais. Elles ont été déployées par les quatre opérateurs télécoms officiels. A savoir, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Actuellement, sur chacune des antennes installées, on observe parfois jusqu’à 20 émetteurs. Ils ont été posés peu à peu, en fonction des besoins.

Ces divers aménagements techniques s‘adaptent aux différentes évolutions des technologies mobiles. D’abord du GSM, puis de la 4G, et bientôt de la 5G. Or, la prolifération de ces antennes relais entraîne parfois une réelle pollution visuelle. Qui s’accompagne souvent d’une inquiétude sanitaire, due à un risque possible, lié aux ondes électromagnétiques. À Vaux, 200 riverains se sont réunis dernièrement, pour protester contre une imposante construction, prévue par Free. Il s’agit d’une nouvelle antenne, destinée à la 5G. Cette fois, d’une hauteur de 53 mètres.

Un projet qui porte atteinte au patrimoine local

Les très hautes antennes relais, nécessaires à la 5G, risquent de polluer les paysages.

Les très hautes antennes relais, nécessaires à la 5G, risquent de polluer les paysages.

Les habitants jugent ce projet incompatible avec la protection du paysage de la commune, pourtant reconnu comme leur patrimoine. De plus, cette antenne, d’après ses plans, serait construite sur un terrain inondable. Or, le charmant village de Vaux, situé à l’entrée du Parc naturel régional de Lorraine, ne veut pas qu’on menace son charme visuel. Yannick Monget, riverain et Président du groupe Symbiom, a déclaré concernant ce projet « On manque de recul pour juger de l’innocuité ou non de cette technologie ». Face aux craintes que cette antenne soulève, il réclame donc « […] une application du principe de précaution. »

Quelles alternatives ?

Les opposants au projet porté par Free dénoncent sa trop grande proximité avec plusieurs habitations, et le seul restaurant du village. Pour l’éviter, ils proposent que cette implantation soit faite sur une colline proche, vers l’A31. De fait, dans cette zone inhabitée, cette antenne relais ne gênerait personne. De plus, elle pourrait ainsi émettre avec une plus grande portée, sans obstacle. Sur place, Jean Rinaldi, un militant engagé contre les risques des ondes électromagnétiques, a déjà réussi à obtenir des annulations de projets. Ainsi, en 2010, à Rozérieulles, puis à Scy-Chazelles, en 2014, ses efforts ont abouti à des annulations d’antennes.

Cependant, il faut savoir que depuis 2018, les municipalités ne peuvent plus s’opposer à ce type d’aménagements. En effet, les communes ne peuvent plus s’appuyer sur un simple règlement d’urbanisme. Elle peuvent juste réclamer aux opérateurs télécoms une concertation avec les habitants concernés. Or, avec le démarrage du réseau 5G, de nouvelles antennes vont forcément se déployer. En attendant, le maire de Vaux a organisé demain une réunion publique, à 20 heures dans la salle des fêtes. On y discutera de la future antenne voulue par Free.



Né à Paris le 12 Décembre 1981, Pierre Baron est un journaliste français. En 1999, à tout juste 19 ans, il débute une carrière de journaliste à News-York sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2005 à 2010. On le voit ensuite sur iTélé, entre 2011 et 2017 date à laquelle il intègre la rédaction du Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique NTIC.