Train à l’hydrogène

Train à l’hydrogène : introduction à une Révolution Ferroviaire

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Train à l’hydrogène. La France a franchi un pas significatif dans la révolution des transports écologiques avec la mise en service des premiers trains à hydrogène en 2022. Ces trains « zéro émission », développés par Alstom, offrent une alternative prometteuse et écologiquement responsable aux trains traditionnels diesel.

Fonctionnant grâce à des piles à hydrogène, ils promettent une réduction significative des émissions de CO2, répondant ainsi à l’urgence de solutions de transport collectif plus propres et durables.

Train à l’hydrogène. Une technologie innovante

En France, une mise en service des premiers trains à hydrogène est attendue avant 2022. Les régions intéressées pourront signer un avenant à leur contrat avec Alstom pour déployer ce train « zéro émission ».

Ces trains innovants, qui convertissent l’hydrogène en électricité, ne rejettent que de la vapeur d’eau et du méthane, marquant une avancée considérable dans la gestion intelligente et efficace de l’énergie et de la force de traction.

Le train à l’hydrogène pourrait  être le train de l’avenir.

En fonctionnant avec une pile à hydrogène, ce moyen de transport collectif va relever le défi de la réduction des émissions de CO2. Il va devenir une alternative au train diésel et répondre ainsi aux besoins de transports collectifs propres en n’ayant aucune émission de gaz à effet de serre. Le train à l’hydrogène est en effet propre.

Il fonctionne à l’aide d’une pile à hydrogène qui produit de l’électricité pour assurer la traction de la locomotive. Il possède un système de conversion d’énergie propre qui permet un stockage flexible de l’énergie dans ses batteries. Cette innovation a pour effet de permettre une gestion intelligente de la force de traction et de l’énergie disponible. Un train idéal qui ne rejette que de la vapeur d’eau crée par la transformation de l’hydrogène en électricité et du méthane.

Train à l’hydrogène

La révolution de l’hydrogène constitue un bon moyen de sauver les petites lignes ferroviaires, essentielles pour l’activité des territoires.

Train à l’hydrogène. L’alternative au diésel ?

Ce sont les équipes d’Alstom basées à Tarbes et en Allemagne qui ont conçu le prototype de ce train à l’hydrogène. Le ministère germanique de l’Économie et des Transports a soutenu ce projet.

C’est donc tout naturellement que  la Basse-Saxe a signé un contrat pour expérimenter et commercialisé ce train. Il a donc été inauguré en septembre dernier et la flotte de 14 trains sera complètement opérationnelle en décembre 2021.

Ce train fonctionne grâce à des piles alimentées par deux grands réservoirs d’hydrogènes posés sur le toit. Le carburant est fourni par une entreprise allemande qui le fabrique à partir du reformage du méthane.

Cette technique provoque des émanations de méthane dans l’atmosphère, un gaz encore plus polluant que le CO2. Conscient de ce problème, Alstom travaille sur un hydrogène « vert » issu de l’électrolyse de l’eau ou encore de la fermentation.

Un signe fort de la mobilité du futur et une réelle alternative au diesel.

Le train à hydrogène est un signe fort de la mobilité du futur et une réelle alternative au diesel. Ce moyen de transport innovant pourrait être une solution propre et économique en France surtout sur les lignes secondaires. Environ 50% de nos lignes ferroviaires ne sont pas électrifiées ; le déploiement de l’hydrogène permettrait de verdir le parc SNCF et de sortir du diesel tout en faisant d’importantes économies.

Pour encourager les territoires à innover en ce sens, l’État annonce que les régions qui le souhaitent pourront passer un avenant dans le cadre de leur contrat Regiolis.  Pour la question du financement, un crédit identique pour un achat de trains à hydrogène remplacera les sommes prévues pour l’électrification d’une ligne.

Le passage à cette nouvelle technologie serait plus souple. Il est également plus rentable sur de longues distances.



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Né à Blois le 22 novembre 1972, Thierry Dulac est un journaliste français. À tout juste 21 ans, il débute une carrière de journaliste à Londres sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2006 à 2009. On le voit ensuite sur iTélé, ancêtre de CNews, entre 2009 et 2011 date à laquelle il intègre le Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique Environnement.