Actuellement, le stress des commerçants, surtout des restaurateurs, est causé par un manque de clients.

Stress des commerçants : une disparition inquiétante des clients

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Stress des commerçants : une activité en chute libre

A cause de la grève qui affecte en ce moment les transports, un nouveau stress des commerçants est en train de s’installer. Surtout en région parisienne. En effet, les boutiques, les hôtels, les restaurants et les agences de voyages sont touchés par un ralentissement évident de leur activité.

Une nouvelle période très problématique

Alors qu’on est au mois de décembre, le mois de l’année qui traditionnellement devrait être le meilleur pour eux, les professionnels du tourisme sont très inquiets. Juste un an après le coup d’arrêt provoqué par la crise des Gilets jaunes, un nouveau stress des commerçants est en train de toucher diverses professions. Ce sentiment de malaise est provoqué par un manque flagrant de clients. Il est particulièrement criant durant les week-ends. Pour certains commerces, cela commence à prendre des allures de catastrophe. De fait, Paris tourne aujourd’hui au ralenti. Avec des cafés, des restaurants et des brasseries anormalement désertés. Le représentant du Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie et de la Restauration (GNI-Synhorcat), Didier Chenet, tire vigoureusement la sonnette d’alarme. Inquiet, il signale une situation très dégradée, parfois intenable. Selon lui, la perte de chiffre d’affaires actuelle de certains emplacements se situerait entre 50 et 80 % !

Les restaurateurs à la peine

En première ligne des activités en baisse, qui attisent le stress des commerçants, on trouve les restaurateurs. Surtout ceux pour lesquels les clients acceptent d’habitude de se déplacer un peu. Actuellement, ce type de réservations, qui nécessitent de faire quelques kilomètres, sont en très forte diminution. De son côté, la restauration rapide n’est pas non plus épargnée. Cela se voit au moment des pauses-déjeuner. En effet, ces derniers jours, de nombreux salariés choisissent de réduire le plus possible la durée de leur repas. Ainsi, ils se contentent souvent d’un simple sandwich, qu’ils apportent eux-mêmes au bureau. Donc, ils ne mangent plus au restaurant. Cela leur permet d’affronter plus tôt les encombrements et les bouchons du soir, dus à la grève. Un peu mieux lotis, certains restaurants de quartier, qui ont la chance d’être situés en proche banlieue parisienne, réussissent à rattraper une partie de leurs pertes grâce aux week-ends.

Une rencontre urgente avec les élus

Le stress des commerçants et des restaurateurs est en train de monter à l'approche de Noël.

Le stress des commerçants et des restaurateurs est en train de monter à l’approche de Noël.

Pour sa part, l’Alliance du Commerce, qui représente 26.000 magasins dans le secteur de l’équipement de la personne, signale une chute de 30 % d’activité. Notamment, les jeudis et vendredis, dans énormément de centres-villes. Alors qu’il ne reste plus maintenant que deux samedis avant Noël, Yohann Petiot, directeur général de cette association, ne peut que signaler une grande « lassitude » et de la « colère » parmi ses adhérents. Désormais, leur leitmotiv est « Nous voulons surtout que ça s’arrête. »

Une cause de stress évidente

De fait, le stress des commerçants est entretenu par une baisse importante de leur chiffre d’affaires. Cela, en pleine période des fêtes. Ces commerçants ont donc demandé à être reçus en urgence par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, et sa secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher. Leur but est d’exposer leurs difficultés, et les conséquences nocives qu’elles entraînent globalement sur le tourisme. En effet, la perception des grèves à l’étranger donne une image désastreuse du pays.