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les éoliennes controversées!

Pourquoi craindre les éoliennes ?

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Les éoliennes en question

Pas moins de 15 000 éoliennes terrestres sont attendues en France d’ici à 2023. Elles devraient permettre à notre pays de progresser dans sa capacité de production d’énergie verte dans le cadre de la transition énergétique. Mais des oppositions apparaissent comme pour les éoliennes offshore de Saint-Brieuc.

Implantation d’éoliennes, la France bonne élève

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a fixé des objectifs précis et concrets pour la France. Il s’agit d’atteindre 32% d’énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie à l’horizon 2030. Aujourd’hui, l’Europe est devenue un acteur majeur de la production d’électricité d’origine éolienne. D’ici 2023, on devrait trouver des éoliennes sur la quasi-totalité des régions françaises. Le retard de la France en la matière ne pourrait être qu’un mauvais souvenir. En 2017, notre pays a raccordé 714 nouvelles éoliennes réparties sur 127 points du territoire (hors Paca et Corse). Cela a permis d’augmenter notre capacité de production d’électricité issue du vent de 8%. L’Hexagone est ainsi le quatrième parc d’Europe derrière l’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

Un enjeu environnemental aussi

De plus en plus de territoires sont intéressés par l’implantation d’éoliennes. Les municipalités y voient une manne conséquente et un atout pour la population. L’énergie éolienne est une énergie renouvelable qui permet de lutter contre le changement climatique. C’est aussi et surtout un moyen économique de courir les besoins en consommation d’électricité de la population. L’éolien est une technique performante ; une industrie créatrice d’emplois et un poumon économique.

De fortes oppositions comme pour les éoliennes offshore de Saint-Brieuc

De nombreux projets d’installation de parcs éoliens rencontrent de plus en plus d’oppositions.

Les projets d’installation de parcs éoliens rencontrent de plus en plus d’oppositions. Il est désormais indispensable, pour un territoire, de communiquer et d’organiser une concertation avec les riverains afin de favoriser la bonne acceptation du projet éolien. Les éoliennes ne tournent réellement que 23% du temps en moyenne mais elles sont visibles en permanence. Riverains ou associations de défense de l’environnement se retrouvent régulièrement pour tenter d’empêcher ces implantations. Ils condamnent les atteintes aux paysages, les nuisances sonores, les lumières clignotantes, la perte de valeur de leur maison ou encore les risques pour les oiseaux.

Et pourtant, les sondages mettent en évidence que 80% des Français ont une bonne image de l’éolien, en particulier ceux qui vivent à proximité d’une éolienne. Malgré tout, les pétitions s’opposant à de tels projets récoltent de nombreuses signatures ; notamment dans les régions où le patrimoine culturel et la qualité des paysages sont remarquables. En fait, il semblerait que le phénomène d’opposition aux projets d’éoliennes est plus sociétal que politique. Mais de manière générale, ces parcs ne voient pas le jour là où élus et riverains sont opposés.

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Jean Jacques Alvo a découvert sa vocation pour le journalisme après un séjour formateur de deux ans aux États-Unis. Il débute sa carrière dans la presse écrite, où il acquiert une solide expérience. En 2001, il accède à une position de premier plan en prenant la direction de la rédaction du Bulletin des communes. Sous son impulsion, il redéfinit la ligne éditoriale du bulletin pour mieux répondre aux besoins des élus, ainsi qu'à ceux des cadres et agents des collectivités locales et territoriales. Il réalise des articles de fond et des interviews de terrain afin de remonter à l'échelon national les bonnes pratiques locales, pouvant apporter une aide précieuse à la prise de décision pour d'autres élus confrontés aux mêmes défis sur leur territoire.