Présidentielle 2017 : les maires courtisés pour leur parrainage

Présidentielle 2017 : les maires courtisés pour leur parrainage

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Le marathon est relancé tous les 5 ans. Chaque candidat à la présidence de la République se doit de réunir 500 parrainages d’élus pour se présenter.

La règle remonte à 1965. Un candidat “fantaisiste” de l’époque avait poussé le législateur à inclure cette clause dans le code électoral. D’abord fixée à 100 parrainages, la barre a été rehaussée à 500.

Parlementaires, conseillers régionaux et départementaux peuvent apporter leur précieuse obole. Mais ce sont surtout toujours nos 36 000 maires qui demeurent “LE” vivier de signatures tant prisées, notamment des “petits” candidats.
Et comme d’habitude, ils sont très courtisés.
Il semblerait que, échaudés sans doute par les épisodes précédents, beaucoup se font cette année tirer l’oreille. Certains ont peur d’être “catalogué” et étiqueté de la couleur politique de leur parrainé. D’autres craignent la réaction de leurs administrés ou de leur conseil municipal. Un maire sans étiquette ne reste-t-il pas un maire sans étiquette . Ou, inversement, certains maires affiliés à un parti politique ne peuvent parrainer un autre candidat que le leur. Tout le monde comprendra-t-il le subtil distingo entre parrainer et soutenir un candidat ?

Les réticences des maires, c’est aussi le ras le bol de ne pas voir honorées les promesses des présidents élus, le sentiment de n’être là que pour leur signature et d’être sitôt oubliés pendant 5 ans. C’est la colère, enfin, contre la baisse des dotations d’Etat que peu de candidats proposent de remettre en cause.
Et après tout, est-il si difficile de réunir 500 signatures dans un pays qui compte 36 000 maires.
L’édition 2017 se montre ardue pour bien des candidats. Michèle Alliot-Marie, Philippe Poutou, Yannick Jadot, Jacques Cheminade ne savent guère, à désormais un mois de la limite de dépôt des candidatures, s’ils seront candidats.
Leur espoir ce seront des maires pour qui apporter leur signature est une façon, à chaque élection, d’exister politiquement. Et l’occasion de faire valoir leurs doléances vis à vis des candidats.