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Jouets connectés : la CNIL dénonce des risques pour la sécurité privée

Jouets connectés : la CNIL dénonce des risques pour la sécurité privée

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Jouets connectés : des failles potentielles.

La CNIL signale que certains jouets connectés fabriqués en Chine, équipés d’un microphone, enregistrent ce que disent les enfants, puis analysent ensuite leurs propos dans le Cloud. Leur niveau de sécurité est insuffisant face à une éventuelle utilisation malveillante menée par des pirates informatiques, qui pourraient réutiliser ses informations privées.

jouets-connectes-piratageLa Commission a déjà encouragé les futurs acquéreurs d’enceintes connectées à être vigilant en matière de protection de leurs données personnelles. Elle vient récemment de mettre en demeure un fabricant de jouets chinois, Genesis Industries, dont certains produits présentent des risques concernant la sauvegarde de la vie privée. En effet, ces jouets stockent des informations sensibles (contenus de conversations, noms et adresses, etc.) sans qu’elles soient protégées auparavant par un code d’accès. Ces éléments pourraient donc être réutilisés ensuite par des hackers. Genesis Industries va devoir rendre ses produits conformes à la Loi française. Si le fabricant ne le fait pas, il s’expose à une amende, pouvant aller de 150.000 à 300.000 euros. Selon la CNIL, à l’avenir : « Les entreprises devront intégrer dès la conception de leurs produits la protection des données personnelles, et elles pourront moins facilement justifier d’un manquement au règlement. »



Journaliste spécialiste des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Collaborateur permanent du Bulletin des Communes et chef de rubrique.