Inondations massives et répétées : un impact économique fortement préjudiciable.

Les dernières inondations exceptionnelles qui ont sévi en France ont causé de nombreux dégâts, parfois majeurs, qui ont eu un sérieux impact sur les secteurs des transports, de l’agriculture, du commerce et du tourisme.

 

inondations-repetition-consequencesL’Île-de-France et la région centre du pays sortent à peine d’une vague brutale d’intempéries. L’ampleur de ce phénomène inattendu, qui a concentré une énorme quantité d’eau de pluie en très peu de temps, va forcément laisser des traces, aussi bien au niveau local que national.

Dans les zones urbaines qui ont été inondées, les crues qui ont entraîné des débordements de cours d’eau, et les inondations par ruissellement qui les ont accompagnés, ont causé des dommages importants.

En Île-de-France, d’après une étude datant de 2013, réalisée par l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme, environ 8 % des logements étaient localisés dans des zones considérées comme potentiellement inondables.

Cette estimation englobait déjà plus de 430.000 habitations, dont 100.000 avaient été construites il y a moins de 30 ans. Aujourd’hui, au niveau national, l’Hexagone compterait environ 3,7 millions de logements situés en zone inondable. Ce résultat préoccupant est dû à des constructions réalisées dans des zones urbaines à risque. Cet état de fait résulte d’une urbanisation encore insuffisamment maîtrisée.

Depuis une quarantaine d’années, les sociétés d’assurances ont constaté que les zones qui subissent le plus fort taux de sinistres sont généralement celles dont la croissance a été la plus rapide.

Le bilan définitif du coût de ces dernières inondations reste maintenant à calculer. Même s’il est encore trop tôt pour chiffrer précisément les conséquences économiques directes et indirectes qu’elles ont provoquées, on sait déjà que ces intempéries excessives ont entraîné des dommages considérables.

Cela aura inévitablement des conséquences économiques sur de nombreux particuliers et professionnels (commerçants, artisans, entrepreneurs).

Ainsi, des pertes économiques seront impossibles à éviter, tant dans le secteur public que privé.

Selon les analyses de l’INSEE, faites depuis 40 ans, la valeur moyenne des sinistres causés par des inondations ne cesse d’augmenter chaque année.

Pour exemple, entre 1988 et 2011, le coût moyen des sinistres liés à des inondations, déclarées catastrophes naturelles, a été estimé à un peu plus de 11.600 euros par assuré.

En plus des dommages qu’ils provoquent chez les particuliers touchés, ces sinistres ont des retombées négatives immédiates sur les secteurs du tourisme et de l’agriculture, qui doivent en supporter les conséquences économiques directes.

Face à ce constat, une réflexion globale doit être menée d’urgence, pour anticiper et limiter les conséquences de ces phénomènes à répétition. D’autant plus que, selon certains rapports scientifiques, le coût moyen annuel des dommages causés par des événements climatiques extrêmes pourrait doubler dans les prochaines décennies.

 

 

 

 

 

 

 

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