Les voitures autonomes arriveront sur les routes au début des années 2020, une révolution à laquelle le gouvernement français veut préparer le pays en dévoilant lundi sa stratégie.

« C’est une très bonne nouvelle » que le gouvernement participe « activement à développer ces solutions » pour aider la filière automobile nationale dans cette course mondiale à l’innovation.

PSA, le deuxième constructeur européen a démarré ses tests en juillet 2015 et compte aujourd’hui une vingtaine de démonstrateurs de véhicules autonomes.

Après plus de 150.000 kilomètres parcourus sur les routes d’Europe, il prévoit de commercialiser autour de 2021-2023 ses premiers modèles permettant au conducteur de quitter la route des yeux.

Le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé en mars un cadre législatif pour 2019 afin de faciliter ces tests et mettre le pays «à la pointe de l’expérimentation et de l’industrialisation» de ces véhicules.

Lundi après-midi, Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes, doit présenter des «orientations stratégiques pour l’action publique», avec le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sa collègue des Transports, Elisabeth Borne, et le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi.

Course mondiale

Les progrès technologiques permettront d’ici deux à trois ans des systèmes semi-autonomes encore plus avancés, autorisant le conducteur à ne plus regarder la route,toujours dans des situations bien définies.

D’autres acteurs français, des start-ups,comme Navya, ou des équipementiers, comme Valeo ou Faurecia, sont également fortement impliqués dans ces innovations. Le travail de Mme Idrac présenté lundi, fruit de consultations avec les administrations et les acteurs de la filière automobile, doit permettre d’avancer sur ces nombreux chantiers.