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L’ONU surveille la répartition mondiale de la fracture numérique

L’ONU surveille la répartition mondiale de la fracture numérique

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Des conséquences variables selon les pays.

Dans le monde, l’accès à Internet reste très inégal, suivant l’endroit où l’on vit. Cette situation préoccupe réellement les Nation Unies, au point qu’une commission travaillant pour l’ONU a été constituée pour établir un rapport précis à ce sujet. fracture-numérique-onu

En fait, cette situation est une source de disparités flagrantes qui pourrait encore s’aggraver. Un gouffre numérique pourrait alors se renforcer. Alors que les pays riches sont devenus des utilisateurs intensifs d’Internet, sans même y prêter attention aujourd’hui, il est utile de rappeler que plus de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès au Web. Ce déséquilibre est donc flagrant à ce jour et il est inquiète sérieusement l’Organisation des Nations Unies. Celle-ci craint même de le voir s’aggraver. D’ailleurs, le récent rapport établi par une organisation mandatée par l’ONU a observé que cet écart était effectivement en train de se creuser. Cela est dû au fait que les pays les mieux équipés s’efforcent actuellement d’améliorer la vitesse de connexion à Internet sur leurs territoires, alors que les moins favorisés stagnent au niveau technologique.

En moyenne, le rapport établi par l’organisme qui travaille pour l’ONU a établi que la vitesse moyenne d’accès à Internet était aujourd’hui d’environ 7,2 mégabits par seconde (Mb/s). Ce chiffre semble être satisfaisant, mais il doit néanmoins être affiné et analysé. En effet, il faut vérifier s‘il s’applique à la connexion dont bénéficient les mobiles ou à d’autres technologies de communication.

Pour mieux se rendre compte que ce chiffre moyen masque en réalité des disparités réelles importantes, constatées entre les différents pays, il faut rappeler certains exemples, particulièrement édifiants. En Corée du Sud, la vitesse d’accès moyenne à Internet est d’environ 28,6 Mb/s alors qu’au Nigéria une connexion n’atteint environ que 1,5 Mb/s. Cette vitesse n’a pas progressée depuis l’étude effectuée par l’ONU durant l’année 2016.

Cette moyenne, relevée parmi d’autres, concrétise une forte disparité. Or l’ONU est consciente que l’accès à Internet impacte aujourd’hui le développement d’un pays. C’est l’un des éléments clés qui freinent ou accélèrent l’accès à l’éducation et à la santé.

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Journaliste spécialiste des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Collaborateur permanent du Bulletin des Communes et chef de rubrique.