Création d’un passeport vaccinal : le rejet de Roselyne Bachelot

Création d’un passeport vaccinal : le rejet de Roselyne Bachelot

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Création d’un passeport vaccinal : un sujet sensible

 

Alors que la fermeture des musées et de cinémas fait plus en plus polémique, Roselyne Bachelot rejette la création d’un passeport vaccinal pour pouvoir s’y rendre.

 

Pas de calendrier

Alors que la création d’un passeport vaccinal reste un sujet sensible, Roselyne Bachelot affirme qu'elle est contre.

Alors que la création d’un passeport vaccinal reste un sujet sensible, Roselyne Bachelot affirme qu’elle est contre.

Ce mercredi, lors d’une interview donnée dans Télématin sur France 2, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, ne s’est engagée sur aucune date de réouverture des musées, des cinémas et des théâtres. Alors qu’ils sont fermés depuis fin octobre. En effet, elle a rappelé que cette question dépendait toujours du nombre des contaminations. Qui demeure préoccupant. Par conséquent, pour le moment, aucune échéance précise n’est envisageable.

Une atteinte aux libertés

En revanche, concernant la création d’un passeport vaccinal pour pouvoir accéder à une salle de spectacle, la ministre a expliqué qu’elle s’y opposait. En effet, par principe, elle considère que prouver que l’on a été vacciné pour avoir le droit d’aller dans un lieu culturel serait « […] une atteinte à nos libertés ». De plus, Roselyne Bachelot a ajouté qu’à son avis « Si on en arrivait là, ce serait un recul. » En précisant que « Le passeport vaccinal pourrait présenter d’énormes risques de pratiques abusives. » Par ailleurs, elle a de nouveau critiqué l’initiative du maire de Perpignan, Louis Aliot. A propos de la réouverture illégale de quatre musées de sa ville. Car selon la ministre, faire ce choix est clairement en contradiction avec « le respect du principe républicain ».

Des contraintes sanitaires spécifiques

A propos de la réouverture des grands festivals, où un public très important se tient debout, Roselyne Bachelot a expliqué que cela imposait des contraintes sanitaires spécifiques. Comparativement aux endroits où les spectateurs peuvent rester assis, rassemblés dans une salle. En effet, dans le cas de vastes rassemblements en plein air, il existe « […] des conditions sanitaires plus difficiles à mettre en œuvre. » Entre autres, ces difficultés se posent avec des festivals majeurs, très populaires. Comme celui des Vieilles Charrues ou du Hellfest. Pour lesquels, afin qu’ils se déroulent à nouveau, la ministre a commencé à discuter avec leurs organisateurs. Pour déterminer comment mettre en place des tests avant d’entrer. En anticipant toutes les difficultés logistiques que cela implique. Sans parler des coûts à prévoir. Cela, sans envisager la création d’un passeport vaccinal.