Air France : la routine des grèves reprend.

L’intersyndicale d’Air France-KLM a annoncé un préavis de quatre nouvelles journées de grève. Il concerne la période du 23 au 26 juin. Les syndicalistes de la compagnie justifient la reprise de leur mouvement de mécontentement par l’inertie de leur nouvelle direction en matière d’augmentation de salaires.

air-france-jours-greveL’intersyndicale de la compagnie, rassemblant dix organisations qui représentent toutes les catégories de personnels, a décidé la semaine dernière de mener quatre journées de grève supplémentaires, les 23, 24, 25 et 26 juin.

Depuis la récente démission du précédent PDG, Jean-Marc Janaillac, les heures de discussions passées entre la nouvelle direction et les syndicats paraissent n’avoir rien apporté de neuf. Les négociations semblent être toujours au point mort. Pour preuve, cette nouvelle action qui reflète une absence d’avancée dans ce très long conflit social.

Pourtant, la nomination d’Anne-Marie Couderc en tant que présidente momentanée de la compagnie était censée avoir apporté un certain apaisement.

Un espoir de compromis avait même été évoqué dernièrement, mais apparemment, il est resté sans suite.

De nouvelles propositions devraient toutefois être détaillées par la nouvelle présidente, lors du Comité Central d’Entreprise à venir, prévu pour jeudi prochain, le 14 juin.

Pour l’instant, la direction maintient sa proposition d’une augmentation de 3,65 % des rémunérations de l’ensemble des personnels, étalée sur 2018 et 2019.

Un geste insuffisant du point de vue de l’intersyndicale, qui considère que cette proposition : « […] ne permet pas un rattrapage acceptable de l’inflation perdue depuis 2012. »

À ce jour, une sortie de crise demeure-t-elle possible ? Certains le croient, car les propositions émises de part et d’autre se sont récemment, malgré tout, rapprochées.

L’écart qui persiste entre les 3,65 % d’augmentation proposés par la direction et les 5,1 % attendus par les employés pourrait finir par se résorber.

Un trafic à nouveau normal pourrait alors reprendre, au grand soulagement des usagers restés fidèles à la compagnie.