L’heure a sonné ! 2017 marque l’avènement du non cumul des mandats. Mandat local – municipal, départemental ou régional – ou mandat national, principalement de parlementaire : il va falloir choisir ! La formule du député-maire et du sénateur-maire a vécu. Bientôt, elle appartiendra au passé.

A l’instar de certains pays – on cite souvent l’Italie – qui pratiquent depuis l’après-guerre le non cumul, la France franchit à son tour le pas. Les arguments sont nombreux en faveur du non cumul. Citons pêle mêle la fin des oligarchies. Egalement le retour à l’idéal citoyen de la démocratie représentative. La nécessité, enfin, de se concentrer sur  une seule tâche. Benoist Apparu à Châlons-en-Champagne a indiqué retenir son mandat municipal. Il en va de même de son voisin de Reims, Arnaud Robinet. Ailleurs en France, c’est le cas d’Edouard Philippe au Havre. Citons Michel Heinrich à Epinal, ML Fort à Sens, Philippe Houillon à Pontoise, etc. Même des personnalités politiques nationales. On aurait pu croire qu’elles auraient un penchant pour le Palais bourbon ou du Luxembourg. Pour Jean-François Copé  il n’en sera rien. L’ancien ministre du budget demeurera uniquement maire de Meaux. De même pour Christian Estrosi à Nice.

D’autres, plus rares, renonceront au mandat de maire. C’est le cas de Noël Mamère à Bègles (33). Maire depuis 27 ans, sans doute estimait-il qu’il avait fait son temps à la tête de la municipalité.

Pourquoi cette préférence généralisée pour le mandat de maire ? On évoque ici la « proximité » avec ses administrés. Là la désaffection pour la politique nationale. Les citoyens contestent partis et gouvernements. Ils plébiscitent en revanche leurs élus locaux. C’était le sens en 2014 de l’élection en faveur de maires sans étiquette. C’est le cas à La Rochelle ou encore Dunkerque qui ont porté des dissidents socialistes. Ou encore le rejet des grands partis politiques nationaux. C’est le cas de l’élection d’un maire EELV à Grenoble. Les mauvaises langues glisseront cependant que le mandat de maire est assuré jusqu’en 2020. L’élection à la députation, elle n’est pas assurée …