Le rôle de l’urbanisation durable en Afrique était au cœur des préoccupations ce 5 avril. Un forum mondial sur le développement en Afrique s’est tenu à Paris sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économique.

L’objectif de cette initiative était de « travailler ensemble pour atteindre des objectifs de développement durable ». Durant cette journée de rencontre et de dialogue il a été question de l’urbanisation durable en Afrique et du rôle que le secteur privé peut y jouer. Il en est ressorti que les actions de développement en Afrique, comme ailleurs, ne sont efficaces que si elles sont initiées localement, par les collectivités, mais, par contre elles peuvent être portées par des partenariats publics-privés. De très bons plans d’urbanisations sont souvent élaborés mais non exécutés faute de financement. Le financement public est inégal et souvent insuffisant ; le financement privé, lui, n’est mis en place que s’il y a des profits à réaliser. Les communes d’Afrique doivent donc être capables de mobiliser des ressources extérieures alors même que la demande est forte pour une urbanisation rapide et durable. L’Afrique a un besoin urgent de développement économique et urbain ; ce développement doit passer par le développement durable et par la protection de l’environnement. Mais on ne peut développer une économie sans avoir une réelle structure de ville et ce manque d’équipement est  la cause du manque d’investissement du secteur privé. Mais ce forum mondial consacré au développement de l’Afrique a également mis en évidence que le principal manque est un manque d’équipements adaptés aux villes africaines et que le secteur privé hésite à investir car il a du mal à intégrer le secteur informel des villes d’Afrique dans ses sources de financement. En fait toute la difficulté d’une collaboration entre les villes d’Afrique et le secteur privé est un problème de communication et d’adéquation des demandes et des propositions.