La France souhaite créer une zone « basses émissions » des navires en Méditerranée. C’est ce que vient d’annoncer la ministre de l’environnement à l’occasion de son discours à la Monaco Blue Initiative.

Ségolène Royal envisagerait de créer une zone « basses émissions » des navires en Méditerranée afin de combattre la pollution, parfois très importante qui peut y apparaitre. Depuis 2013, un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement souligne l’impact important de la navigation maritime sur l’environnement. Le transport maritime est une source importante de pollution de l’air. Les navires rejettent dans notre atmosphère des polluants tels que les particules fines, l’oxyde d’azote ou le dioxyde de souffre très néfastes pour notre santé. Ces rejets contribuent à la pollution de l’air autour des ports et des grandes routes maritimes. Au niveau mondial, environ 70% des émissions polluantes des bateaux ont lieu à moins de 400 km des côtes. Mais la répartition de ces polluants est assez hétérogène : son taux est plus élevé dans les eaux européennes du nord et en Méditerranée. La France est ainsi touchée en ce qui concerne la Corse et l’ouest de nos côtes. Les conséquences sanitaires sont graves puisque respirer de manière excessive ces polluants engendre des maladies respiratoires chroniques, notamment chez les enfants. Il existe des solutions : des recommandations comme des améliorations techniques des moteurs afin d’en réduire la consommation en carburant ou encore la modification de la teneur en soufre des combustibles maritimes. En attendant, il serait déjà possible de réduire la vitesse des navires de 10%. La démarche de la France de créer une zone « basse émissions » des navires en Méditerranée s’inscrit dans une démarche de développement durable et de protection de l’environnement. C’est un engagement fort qui permettrait d’améliorer les conditions de vie et la santé des habitants des régions portuaires.