L’État vient de mettre en consultation son projet de Plan de protection de l’atmosphère francilien.

Ce plan a été élaboré par les huit préfets d’Île-de-France alors même que la France est visée par deux procédures pré-contentieuses pour infraction à la directive 2008/50/CE relative à la qualité de l’air. La première procédure concerne les particules fines et la seconde concerne le dioxyde d’azote. Les chiffres sont inquiétants même si des progrès ont été réalisés : en 2015, on comptait 300 000 Franciliens exposés à la pollution aux particules fines et 1,6 million exposés au dioxyde d’azote contre respectivement 5,6 millions et 3,8 millions en 2007. Les bénéfices attendus à la baisse de la pollution de l’air sont importants : si la qualité de l’air en Île-de-France était identique à celle des communes les moins polluées ce sont 10 200 décès prématurés qui seraient évités en région parisienne. Ce plan de protection de l’atmosphère en Île-de-France se compose de 45 mesures. Les services de l’Etat vont ainsi renforcer le contrôle des installations de combustion industrielles, durcir les normes d’émission des incinérateurs pratiquant la co-incinération et des incinérateurs de déchets ménagers. Les collectivités locales en partenariat avec l’Ademe devront encourager et aider les Franciliens à remplacer leur vieux poêle à bois par des installations peu émettrices de poussières.  Des mesures seront également mises en place dans les aéroports de Paris et sur les infrastructures routières afin d’encourager le co-voiturage et l’utilisation des véhicules électriques. La préfecture de région espère, grâce à ce plan de protection de l’atmosphère, diviser par trois le nombre de Franciliens exposés à des concentrations trop élevée de polluants, même si les pics de pollution sont loin de disparaitre en région parisienne. Ce plan a été mis en consultation pour plusieurs mois, il devrait être adopté d’ici la fin de l’année.