Interrogé sur l’avenir de la voiture autonome, Bill Gates a récemment répondu : « De mon vivant, ce sera une chose courante. Il y aura des villes où l’on ne vous permettra pas de conduire une voiture. »

Cette répartie spontanée anticipe à peine le débat imminent qui va bientôt faire s’affronter les partisans de la sécurité maximale et les défenseurs acharnés de la liberté individuelle. En effet, le droit qu’aura l’homme à l’avenir de conduire sa voiture pourrait très bien être remis en cause, voire supprimé, le jour où les autorités arriveront à la conclusion que les automatismes d’une voiture autonome, surtout en ville, sont plus fiables et sûrs qu’un être humain. Aujourd’hui choquant, ce scénario pourrait un jour s’appliquer si les tests et les statistiques prouvent que les conducteurs mettent plus la vie d’autrui en danger, par leurs comportements à risques, que la technologie conçue pour piloter nos voitures de façon parfaite.